Comment anodiser certaines pièces aluminium de nos Ulm ?

Anodisation coloréeL’aluminium anodisé qu’est-ce que c’est ?

Depuis l’existence de l’électricité, on anodise l’aluminium afin de rendre sa surface très dure et isolante électriquement. Ce traitement de surface confère à la pièce aluminium une protection contre l’usure, anticorrosion due à l’oxydation et aux phénomènes électrolytiques naturels (pièces de matière métallique différente en contact, production d’une f.e.m.). On parle aussi d’oxydation d’alumine forcée.

Nous reconnaissons l’aluminium anodisé par son aspect doux au toucher et mat, lorsqu’on passe une lame de scie, elle a tendance à glisser. L’aluminium non traité est brillant et assez tendre, les traces de doigts sont visibles, sa surface est facilement “rayable”.

En fait, on vient oxyder une pièce d’aluminium avant qu’elle ne s’oxyde d’elle même (!?) Pourquoi ?

Parce que l’oxydation naturelle d’aluminium incontrôlée, ne forme pas de barrière étanche ! Pendant l’anodisation “forcée”, une couche d’alumine se forme sur la pièce. Dans l’industrie du “papier de verre’, on utilise l’alumine (dépôt blanc) appelé Corindon qui constitue l’abrasif. C’est dire sa dureté !

Il y a plusieurs formes d’anodisations d’aluminium dans l’industrie, dont les trois plus courantes:

  1. Anodisation d’aluminium chromique
  2. Anodisation d’aluminium sulfurique
  3. Anodisation d’aluminium phosphorique

Anodisation chromique :

C’est de loin la meilleure, très utilisée dans l’aviation. L’anodisation sulfurée de l’aluminium peut réduire la résistance à la fatigue d’une pièceAcide Chromique malgré sa dureté de surface. Si cette pièce devait subir des efforts élevés, les industriels vont préférer cette technique. Pour nous “bricoleurs”, l’anodisation chromique s’avère impossible à mettre en œuvre. Le bain électrolytique étant constitué de trioxyde de chrome anhydre ou Acide Chromique. Composant chimique extrêmement toxique qui n’est livré qu’en tonneaux de 200 litres et qu’aux industriels. Il se présente sous forme de boules rouges à mélanger à de l’eau distillée.

Anodisation sulfurique :

C’est cette solution que nous allons préférer, l’acide sulfurique s’achète facilement dans toutes les grandes surfaces deAcide Sulfurique bricolage et est dilué à 30 à 40%. A ce sujet il est vivement conseillé d’utiliser gants plastique et lunettes. IMPORTANT ! Ne versez jamais l’eau dans l’acide, mais l’inverse (éclaboussures). On ne compte pas les accidents d’yeux brulés par les projections d’acide (l’œil devient blanc à la moindre goutte). Versez l’acide le goulot le plus près possible de la surface de l’eau et doucement en éloignant le visage des risques de projections… (Un masque plexi est bien meilleur). Soyez proches d’un évier afin de vous rincer abondamment à l’eau en cas d’accident ! Dans la manipulation des acides, il ne faut rien improviser !!!

ATTENTION ! Cette technique appelée aussi “Anodisation dure” peut faire chuter la résistance à la fatigue de la pièce aluminium ! Préférez des pièces comme les leviers de gaz ou de starter, ou des pièces épaisses, tout l’accastillage de cabine. Evitez par exemple les “U” de support d’aile et toutes les pièces où les contraintes sont élevées.

Anodisation phosphorique :

Méthode utilisée par les industriels pour rendre la surface adhérente aux laques (peintures Epoxy). Cette méthode ne nous concerne pas, elle est utilisée souvent dans l’industrie des portes et fenêtres aluminium.

Bac d'anodisationL’anodisation dure, comment ça fonctionne ?

L’anodisation est réalisée par un bain électrolytique sous une tension de 12v en courant continu (Chargeur de batterie, batterie auto ou batterie au plomb gélifié). Dans un récipient en verre ou en plastique (métal interdit), on verse 2/3 d’eau distillée et 1/3 d’acide sulfurique.

La pièce aluminium à traiter doit être connectée au pôle + (Anode), Il ne doit pas être immergé de métal autre que de l’aluminium. Pour ce faire réaliser un “crochet” avec une baguette aluminium où l’on vient placer la pièce au bas etPôle + Pôle -la pince crocodile + en dehors de la surface du bain… Photo de droite.

Le Pôle – (Cathode), sera réalisé en graphite (mine de crayon de charpentier ou maçon). La pince crocodile du Pôle – sera donc posée au dessus de la surface du bain. Photo de gauche.

Suivre le schéma électrique ci-dessous:

Anodisation schémaL’ampèremètre et le rhéostat ne sont pas obligatoires, cela sert à contrôler l’Intensité circulant dans le bain en sachant qu’il faut approximativement entre 1 A et 1,5 A par dm2 de surface à traiter. Comme pour nous il ne s’agit que de pièces de petite taille, le raccordement en direct (sans l’ampèremètre et le rhéostat) fera l’affaire (100 à 300 mA).

La pièce à traiter doit être polie (à la paille d’acier) et dégraissée (lavage avec liquide de vaisselle et séchée sur papier journal). Ne pas la toucher avec ses doigts après cette phase, au moment de la coloration vous aurez alors de belles empreintes digitales indélébiles, dignes de la série TV “Les experts” ! Une pièce grasse et sale donnera des auréoles après anodisation !

La tension de 12 v est une moyenne acceptable, la pièce (selon la taille) sera en électrolyse pendant 30 à 45 minutes. Il est préférable de faire des essais sur des chutes d’aluminium de surface similaire. L’anodisation doit être uniforme et sans auréoles, vous verrez plus bas au moment de la coloration l’importance de l’absence d’auréoles.

Rôle de la tension (volts):

Si vous réduisez la tension, l’anodisation sera lente. Si vous l’augmentez, elle sera rapide. Cette vitesse est la vitesse de dissolution:

  • Si la vitesse de dissolution > la vitesse d’oxydation on obtient un décapage
  • Si la vitesse de dissolution = la vitesse d’oxydation on obtient un polissage électrolytique
  • Si la vitesse de dissolution < la vitesse d’oxydation on obtient une anodisation

Pièce alu décapée (essais à 35 v)Vous devez faire des essais, la tension de 12 v est un bon compromis. J’ai fais un essai sur une pièce à 35 v et voici le résultat au bout de 30 minutes (photo de droite), la pièce a été décapée.

La pièce à traiter va être “posée” sur le crochet en aluminium. Le contact électrique se fera de lui même. L’anodisation “passera” sur toute la pièce, même les parties touchant le crochet.

Lors de la mise sous tension vous verrez des petites bulles jaillir de la cathode (mine de crayon) et quelques micros bulle à peine perceptibles de l’anode. Cela est le signe du bon fonctionnement de l’anodisation, tout est correct électriquement.

Pose de la pièce à traiter sur le crochet (anode)Tout est prêt pour verser le bain électrolytiqueMise sous tension, l'électrolyse peut commencer...Des bulles s'échappent de la cathode...

Bas de la pièce anodisée

Après 30 minutes d’électrolyse, la pièce d’essais est sortie du bain et rincée à l’eau courante. Attention aux doigts, l’acide ça irrite !

LA COLORATION :

A présent, c’est l’étape la plus agréable après anodisation, la coloration ! Votre pièce aluminium aura du plus bel effet dans votre cabine Ulm, vous aurez alors l’impression d’une belle pièce d’usine.

Comment procéder ?Encre en flacon

Tout d’abord, vous allez dans une boutique de fournitures scolaires pour acheter de l’encre de stylo plumes. Bleu, rouge, vert et même noir si ça vous chante selon votre choix. Si vous n’en trouvez pas en pots, vous pourrez toujours vider des cartouches… C’est un peu plus long, il en faut tout de même quelques unes.

Versez l’encre dans une vieille casserole (extrêmement important la casserole, vous verrez pourquoi…). Trempez votre pièce aluminium traitée, ressortez là, rincez et, miracle de la chimie, votre pièce est toute colorée. Que s’est-il passé alors que l’encre ne tient pas sur l’aluminium non anodisé ?

Aluminium anodisé grossi au microscopeLors de l’anodisation, la couche d’alumine de quelques microns, s’est “posée” en nids d’abeilles microscopiques (photo de droite). L’encre a pénétré les parties “vides” et ne peut s’effacer.

Pourquoi utiliser de l’encre, en fait cela vient de ses pigments extrêmement fins. Si vous utilisez d’autres colorants, les pigments beaucoup plus “grossiers”, ne pénétreront pas les vides et la coloration n’aura pas lieu.

Vous pensez en avoir fini ? Que nenni ! Il faut à présent, afin que votre pièce possède toutes les qualités de résistance à l’usure, procéder à son “colmatage”.

Dernière phase, le colmatage :

Lorsque vous plongez votre pièce aluminium dans l’encre, vous posez votre casserole sur la gazinière et allumez à feu doux. Dès le crépitement, juste avant l’ébullition, maintenir celui-ci pendant 5 minutes en levant et baissant la casserole. Attention ! L’encre “monte” comme le lait, le débordement est une cause de divorce assuré (ça tâche et ça brule). Sortir la pièce et rincer. C’EST TERMINE !

Le colmatage a “fermé” les alvéoles et l’encre est restée emprisonnée à tout jamais, assurant une grande résistance à l’usure de votre pièce et une isolation électrique parfaite.

Quelques exemples...C'est du plus bel effet...

Mauvais polissage avant anodisationLe résultat d’une anodisation avec une pièce mal polie ou mal nettoyée se voit à la coloration… A éviter. Plus la préparation aura bien été effectuée en amont, et plus le résultat en sera spectaculaire !

D.M.

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145 Comments

  • weedax3 dit :

    Alors là Chapeau bas m’sieur ! Jamais je n’aurais pensé trouver de tels infos sur le net ….j’en ai rêvé , vous l’avez fait !
    A la prochaine mise à jour du site weedax3.net, je ne vais pas me gêner de mettre un lien vers votre site (enfin selon votre autorisation)

    Raphael

    • Merci Raphael,
      Les félicitations ça met du baume au coeur ! Vous êtes tout à fait autorisé, d’ailleurs un lien n’a pas besoin d’autorisation, bien au contraire ! vous avez même des logos au choix à la page partenariat. Seuls les articles lorsqu’ils sont copiés doivent obtenir une autorisation avec citation de source.
      N’hésitez pas à nous faire connaître votre site !
      A bientôt et merci encore.

      Daniel

  • francois dit :

    boujour je voudras en savoir plus sur le polissage electrolytique,comment fait pour savoir si la vitesse de dissolution et egale a la vitesse d oxidation ,y a t il aussi un temps a respecter par raport au volume de la piece a polir.

    merci d avance j espere que vous pourais eclairer ma lenterne

    amicalement francois.

    • Et bien mon cher François,

      En matière d’anodisation ou polissage amateur, seuls les essais sur des rebuts aluminium seront garants d’une réussite.
      Vous devez vous créer un standard en Intensité, Tension et durée des bains. Comme en photographie argentique, lors de l’exposition sur papier (agrandisseur), c’est le “tatonnage” durée d’exposition, durée des bains qui fera que l’on trouve la bonne procédure, qui varie selon l’exposition du négatif donc ce ne sont jamais les mêmes procédures.
      Avec l’anodisation c’est pareil, une fois trouvé les durées, elles varient selon la surface à traiter… donc ce ne sont jamais les mêmes procédures. Par contre, avec l’expérience on arrive au feeling, juste en regardant la pièce, percevoir les bonnes durées en tous cas s’y approcher au maximum.

      Le polissage étant très utilisé en reconstruction de vielles autos ou pour le remise en état de pièces d’art en aluminium, il y a intérêt à faire des essais auparavant sur des rebuts, au risque de perdre la pièce définitivement.

      C’est un gros travail, mais le résultat spectaculaire est à ce prix.

      D.M.

  • dupuis dit :

    Comment imprimer cet article , sur l’anodisation de l’aluminium ? .

    merci d’avance .

    dupuis maurice

    • Bonjour Maurice,

      Si la copie est pour une utilisation personnelle, vous utilisez le bouton imprimer de votre navigateur, ou vous selectionnez l’article et vous le copiez dans word par exemple, par copier/coller.
      Si vous utilisez l’article pour une publication, qu’elle soit scolaire, d’entreprise ou autre… vous devez impérativement obtenir notre accord (nous envoyer un mail avec la raison de la publication) et citer sa source (ULM Actualité – http://www.ulm-actualite.info).

      Cordialement

      Daniel

  • François-2 dit :

    Bonjour,

    Merci pour ce splendide article. Pour info, on trouve un document scientifique très complet sur le sujet sur le site de la documentation de l’ingénieur (on a le droit de télécharger un article à titre d’exemple). Il est très complémentaire du présent article et permettra sans doute d’en optimiser la mise en oeuvre (infos sur le rôle de la tension, sur les compositions exactes des mélanges acides, sur les caractéristiques exactes des matériaux anodisés, etc…).

    Vous le trouverez là: http://www.techniques-ingenieur.fr

    Amicalement
    F2

  • Jean 57 dit :

    Bonsoir et merci pour cette superbe explication. J’ai une question concernant la coloration. Comment obtenir la couleur or?
    Merci pour votre réponse
    Cordialement
    Jean

    • Bonjour Jean,

      J’ai lus de-ci, delà sur le net où des internautes n’arrivaient pas à colorer leurs pièces… hors après “investigation” il s’avérait qu’ils utilisaient de la teinture au lieu de l’encre !
      L’utilisation de l’encre est impérative pour réussir le procédé de la coloration… cela est expliqué dans l’article ! La raison est la “finesse” du pigment ! Seul le pigment de l’encre est capable de pénétrer les aspérités laissées par l’anodisation (voir photos sur l’article au microscope de la surface de la pièce anodisée). Cette couche de “monticules” de l’ordre du micron est transparente, c’est pour cela que lors de la chauffe de la pièce, la couche se refermant en emprisonnant le pigment, laisse entrevoir la couleur au travers.

      Pour la coloration “or”, il suffit d’utiliser une encre jaune, le rendu “métallisé” du jaune, donne l’impression d’une couche d’or !
      LEFRANC & BOURGEOIS fabrique de l’encre de couleur
      ATTENTION: Faire des essais sur des rebuts, certaines couleurs peuvent avoir un mauvais résultat du à une pigmentation trop grossière.

      A vos encres…

      Daniel

  • soleilrouge50 dit :

    Bonjour,
    Pour l’anodistaion, tout est dit…enfin, presque…nulle part je ne vois le dosage de l’encre pour colorer les pièces.
    Encre pure ? Encre diluée ?
    Si encre diluée (cela vaut mieux pour le porte-feuilles!) à quel pourcentage…?
    Et merci pour vos explications qui sont très claire (sauf sur l’histoire d’encre…qui fait tache ! ! !)
    Cordialement.

    • Bonsoir sloeilrouge50,

      L’encre est pure, vendue en petits bidons (voir la réponse au commentaire au dessus).
      Il n’y a pas de dosage, c’est pour cela que je n’en parle pas. Il faut baigner la pièce dedans complètement. Cela est aisé pour les petites pièces, il va de soit que si vous vouliez colorer un cadre de velo alu… je vous laisse imaginer le bac et le nombre de litres !
      Une fois les pièces colorées, l’encre est remise dans son recipient et peut être réutilisée une prochaine fois.

      Cordialement

      Daniel

  • biloute34 dit :

    Bonjour,

    Je vous félicite pour votre site et pour l’article sur l’anodisation et la coloration de l’aluminium. J’ai une idée qui peut vous intéresser. A la place de la mine de crayon de charpentier(fragile), ne serait-il pas possible d’utiliser des crayons arcair, dits ” de gougeage”, utilisés en soudure. Ce sont des grosses mines de carbone recouverts d’une très fine pellicule de cuivre. Ces crayons sont beaucoup plus gros et résistants.

    Voici un lien par exemple

    http://www.atsc.fr/gougeage-arcair/gougeage-arcair/gougeage-arcair/crayons-de-gougeage-details-312.html

    Merci encore de tous les précieux renseignements que vous nous fournissez.

    Cordialement

  • fmessihad dit :

    Salut je vous remercie beaucoup de votre site , j’ai une petite question au sujet de l’anodisation chromique, j’ai un petit problème concernant le masking des zones a ne pas anodiser, j’ai toujours des infiltrations surtout dans le fond des diamètre, connaissez-vous un matériau ou une façon meilleur. merci

  • Gabriel dit :

    Salut, jai des pieces anodisées que je veut decaper mais aucun décapant n’est assez fort pour fonctionner. Jai commencé à les sabler avec du papier mais c’ très difficle et très long surtout dans les courbes des pièces. Je me demandais si vous n’auriez pas une solution. Merci

  • Glonck dit :

    Bonjour
    Pour la cathode de l’aluminium fonctionne très bien (et c’est d’ailleurs la nature des cathodes utilisées en industrie)

    Vous parlez de l’aluminium en général mais malheureusement vous ne spécifiez pas que la plus part du temps on utilise des alliages d’aluminium. Seule les séries 1000, 6000, 5000 s’anodisent bien. Le 2017A (UA4G / Dural) s’anodise pas très bien surtout sous 12V en sulfurique ; à part le noir pas de belles couleurs à espérer et je ne parle même pas du 7175 utilisé en aviation.

    Les teintures (pour vêtements) marchent très bien contrairement à vos affirmations, pour peu que l’on utilise celles prévues pour les fibres naturelles (coton, soie, etc ..).

    Un ampèremètre permet de s’affranchir de l’aspect pifométrique de la méthode pour peu que l’on traite toujours le même alliage et que l’on connaisse la surface à traiter.(le ration A/dm² doit rester toujours le même)
    Une agitation du bain (ou de la piece) est primordiale ainsi qu’une température constante pour un (bon) résultat reproductible

    • Bonjour Glonck,

      Merci pour vos précisions très détaillées, mais il faut juste rendre à Cesar ce qui est à Cesar.

      L’article est destiné à des pilotes “bricoleurs” et non aux “industriels” de l’anodisation, les puristes me pardenneront. Sur le schéma est effectivement placé l’ampèremètre et j’ai donc expliqué les raisons de sa non utilisation et d’effectuer des essais sur des rebuts… Parce que ces mêmes pilotes, ne vont pas réaliser des anodisations à outrance, une fois les quelques pièces anodisées, ils s’arrêtent là ! Nul besoin de les accabler de matériels coûteux pour si peu.

      Pour la cathode en aluminium, permettez-moi d’émettre quelques réserves:
      Toutes pièces métalliques plongées en cathode, vont se désagréger (consumer), les particules d’aluminium vont passer de la cathode vers l’anode (sens réel du courant). C’est le principe de l’électrolyse . La pièce à anodiser étant du côté de l’anode, une couche d’aluminium (si la cathode est en aluminium) va se déposer dessus, pouvant, selon la durée, atteindre une épaisseur non négligeable et par là, modifier les côtes de cette pièce.
      Hors, ce n’est pas ce qui est recherché dans l’anodisation. Puisque le but cherché, est l’oxydation de la pièce, et non le placage !
      La mine de crayon, est la plus adaptée pour la circonstance, parce qu’elle est conductrice du courant électrique et que ses particules ne vont pas se coller sur la pièce.

      Lorsqu’on fait du chromage, la cathode est constituée d’une barre de chrome brut, et pour du plaqué or, la cathode est constituée d’une barre d’or pur… Ca c’est l’électrolyse. (transport de particules de métal saturés en électrons au travers du bain électrolytique).

      L’aluminium, l’article fait référence aux alus d’intérieur (leviers de gaz, commandes etc.), pas aux alus d’extérieur (support d’ailes, haubanages etc.). L’aluminium pur n’existe que dans les industries de l’aluminium et n’est pas commercialisé, c’est un métal assez malléable qui ne peut être utilisé qu’en alliages. On trouve l’aluminium “aviation” dans les 2000, 4000, 6000 et 70000, cela dépend des pièces (tôles ou massives usinées). Les alliages vont des plus “tendres” aux plus “durs”:
      Série 1000 ou 1xxx Alliage d’aluminium de très bas de gamme à 99% d’aluminium (utilisé dans le bricolage)
      Série 2000 ou 2xxx Alliage d’aluminium et de cuivre Al2Cu – Al2CuMg donnant une meilleure résistance utilisé en aviation
      Série 3000 ou 3xxx Alliage d’aluminium et de Manganèse Al6Mn augmentant fortement la résistance
      Série 4000 ou 4xxx Alliage d’aluminium et de Silice (alu aviation)
      Série 5000 ou 5xxx Alliage d’aluminium et de Magnésium Al3Mg2 extrême résistance très utilisé en compétition automobile
      Série 6000 ou 6xxx Alliage d’aluminium, de Magnésium et de Silice Mg2Si très léger et très résistant utilisé en aviation
      Série 7000 ou 7xxx Alliage d’aluminium et de Zinc MgZn2 utilisé en nautisme et certaines pièces en aviation pour son caractère antioxydant

      L’aluminium n’est commercialisé que sous forme d’alliages, moins il sera présent dans un alliage (pourcentage d’aluminium) et plus difficile sera l’anodisation, surtout pour les 7000 ou l’oxydation ne pourra pas être atteinte. Merci pour votre info, d’où les essais systématiques sur des rebuts.

      Merci aussi pour les teintures pour soies, je n’ai pas essayé tous les produits du marché, mais les quelques teintures testées, n’ont pas donné de résultat d’où l’affirmation d’utiliser de l’encre qui elle, fonctionne très bien.

      Il est vrai que pour un travail réussi, vos explications vont dans le bon sens, juste la cathode alu me gène un peu, il faut un matériau neutre. En tous cas merci pour vos explications !

      Daniel

  • Glonck dit :

    Comme on ne peut pas éditer …

    Je voulais dire : que si votre raisonnement était juste on ne pourrait revêtir un métal que part lui même ce qui n’a pas d’intêret

    De plus en galvano le bain est constitué du métal en solution ionique aqueuse dont on veut revêtir la pièce.
    La pièce est à la cathode et l’anode est en métal qui va passer progressivement en solution.
    L’électrolyse c’est la décomposition (oxido-réduction) de l’eau et non pas “…transport de particules de métal saturés en électrons au travers du bain électrolytique…” : on peut faire une électrolyse avec deux électrode en graphite et celles ci ne se dissolvent pas
    Ce sont les ions métalliques proches de la cathode qui se déposent dessus pas ceux qui viennent de se mettre en solution à l’anode (ils y viendront par le mouvement brownien ou par agitation et par le champs électrique) mais on peut tout aussi bien faire faire un dépôt métallique sans avoir une anode en métal qui ne sert qu’à maintenir constante la concentration en métal de l’électrolyte sinon le dépôt s’arrête très vite

    • Bonsoir Glonck,

      Encore une fois vous donnez du détail, juste, mais très industriel de la chose. Hors mon article n’a été réalisé que pour des bricoleurs.
      Dans l’industrie de la galvanoplastie il est vrai que les bains ne sont pas d’ immenses bacs remplis d’eau… Mais ceux-ci sont constitués de solutions chimiques de métal dissous, selon les types de placages: Chlorure d’argent pour le placage argent, Sulfate de cuivre pour les placages cuivre etc. Cela sert à accélérer le processus, mais sans “lingot” sur l’autre pôle, le simple bain ne suffit pas !
      Je vous donne la définition du Ion, puisqu’il faut être précis: Espèce chimique électriquement chargée (Wikipédia) Mon explication sur l’électrolyse est certes “pauvre”, mais elle s’adresse a des lecteurs non “ferrus” en électricité. Il ne s’agit pas d’un site scientifique truffé de formules rébarbatives. Lorsque un bricoleur réalise une électrolyse, il ne possède pas de bain chimique. De l’eau savonneuse fait l’affaire si vous placez une pièce à décaper sur la cathode, elle va sortir toute luisante et l’anode va s’épaissir… (C’est l’expérience réalisée dans toutes les écoles d’électrotech) Ce sont bien des particules métalliques qui se détachent de la cathode pour aller vers l’anode, parce que le bain ne contient pas de métal.
      Vous avez entièrement raison, mais en matière industrielle… Il ne s’agit ici que de bricolage et d’astuces pour réaliser nous mêmes une anodisation qui est somme toute assez facile mais sans commune mesure avec une anodisation industrielle.
      Continuer ce débat, très enrichissant, ne fera qu’ennuyer nos lecteurs, ce n’était pas le but de l’article…

      Merci tout de même de votre intervention.

      Daniel

  • biguiz dit :

    Bonjour;
    D’abord merci pour cet article qui a le mérite d’être clair, simple et pratique.
    Je penses utiliser votre méthode pour anodiser des petites pièces de moto:
    -Couvercle reservoir d’huile de frein
    -Levier de frein et embrayage
    -Embout de guidon

    une question tout de même : j’ai vu que seul l’encre ou la teinture pour tissu délica pouvait être utilisé pour sa finesse de pigment.
    Est ce que de la peinture en bombe conviendrait ? ex: chrome ou or ?
    Deuxième question : après réalisation de cette anodisation sulfurique et colorisation, est ce que cette couleur résistera a de l’huile de frein ou de l’essence ?

    Merci d’avance

    • Bonsoir biguiz,

      Alors, pour la teinture pour soie, je n’ai pas fais d’essais ! C’est un internaute qui le confirme sur un précédent commentaire… J’ai testé quelques teintures du marché qui n’ont donné aucun résultat !
      L’encre ne fait aucun doute quant à son utilisation et le résultat d’un très bon travail à l’issue. Il ne faut surtout pas utiliser de peintures et encore moins en aérosol, puisque la pièce aluminium anodisée doit être plongée dans l’encre en début d’ébullition !
      La peinture possède un pigment “grossier” et est INFLAMMABLE !!!

      C’est expliqué dans l’article… Les pigments “entrent” dans les aspérités de l’anodisation (voir photos au microscope électronique de l’article). Cette aspérité est crée par l’anodisation, c’est une couche de quelques microns de Corindon (alumine), celle-ci est transparente. Si l’on trempe la pièce dans l’encre froide, elle se colore, sa résistance sera forte (il est très difficile de retirer de la couleur au fond d’un creux), mais exposée aux solvants !
      Par contre, si l’on fait bouillir l’encre pendant cinq minutes, les aspérités vont se refermer (colmatage de la pièce) en enfermant les pigments de couleur à tout jamais ! Aucun produit ne pourra effacer la couleur ! Seul un “coup de scie” ou un choc violent (rayure profonde) pourra altérer sa couleur (mise à nu de l’aluminium).
      Quand on regarde et touche une pièce aluminium anodisée, on dirait qu’elle est revernie, lisse et doux au toucher. C’est la couche de corindon ! Si elle est colorée, la couleur est sous cette couche extrêmement résistante.

      Mais attention au type d’aluminium utilisé, Glonck au dessus l’a très bien expliqué, certains aluminiums se prêtent mal à l’anodisation, comme la série des 7000, ce qui n’est pas utilisé en moto… Seuls les essais le démontreront, surtout si la pièce est déjà anodisée et pas colorée !

      Daniel

  • biguiz dit :

    Merci pour ces réponses Daniel,
    Autre question en parcourant le net à ce sujet, une personne dit que le pré-nettoyage de la pièce à traiter doit ce faire
    à l’acétone puis à l’acide nitrique et enfin à la soude NaOH .
    Donneriez vous le même conseil ?

    • Re,

      Le nettoyage est une phase très importante pour réussir une anodisation, mais il ne s’agit pas pour nous d’une anodisation industrielle. Il faut dégraisser la pièce, l’acétone fera très bien l’affaire.
      Oui le colmatage doit être réalisé dans le colorant, les pores vont se refermer en emprisonnant de l’encre à l’intérieur. La pièce peut être colmatée dans l’eau que si vous la voulez neutre sans couleur.
      Oui vous pouvez utiliser l’article en citant la source.

      Daniel

  • biguiz dit :

    Autre choses :
    – Pour le colmatage est ce obligatoire de le faire dans le colorant ou est ce que le faire dans de l ‘eau chaude suffit ?
    – Puis je citer quelque une de de vos phrase et image sur un forum de discussion concernant le tuning moto (usage non professionnel) ?
    le lien sera mentionné en tête de CR évidement.

  • John dit :

    Bonjour Daniel,
    Merci pour votre article très intéressant et très clair.
    Petite question, est-il possible/efficace de tapisser le fond du bac de papier aluminium (qui serait connecté à la tige d’alu ) sur lequel on disposerait les pièces à anodiser ( la mine de crayon serai placée à une distance suffisante pour éviter tout contact) ?

    John

    • Bonjour John,

      Oui il est possible de tapisser le fond en papier d’alu, en faisant attention de ne pas faire toucher l’autre pôle. Cela améliore l’efficacité du bain.

      L’encre de chine devrait fonctionner, mais cela est inutile, l’encre noire ordinaire fait l’affaire, puisque celle-ci sera “emprisonnée” dans les alvéoles de la couche d’oxydation après colmatage. Rien ne sert donc d’utiliser une encre indélébile…

      Bien à vous

      Daniel
      PS: L’encre de chine donne un aspect “or” ou “cuivré”

  • John dit :

    je sais qu’un essai me donnerai la réponse mais peut-être pouvez-vous m’aider,
    selon vous l’encre de chine serait efficace si je veux anodiser une pièce en noir ?
    (désolé pour le double post)

  • Christophe dit :

    Bonjour,
    Votre article est très bien fait, justement pour celui qui “bricole” chez lui mais qui veut un résultat professionnel .
    Gabriel, pour ce qui est du décapage d’une ancienne anodisation, il ne faut pas poncer ou sabler, c’est long et ça use les doigts…Il faut immerger la pièce dans une solution d’hyroxyde de potassium . Ce produit est facile à trouver . C’est par exemple le composant de certains produits à décaper les fours, les grilles de cheminée, les inserts de cheminée . L’action est plus ou moins rapide suivant la concentration en hydroxyde . C’est trouvable aussi en bidon dans les stations service total . A mon travail, on utilise l’hyroxyde comme dégraissant , vendu par LABO MD .
    Avec ce produit, la meilleur anodisation de résiste pas plus de 10 secondes !
    Pour ce qui est de l’anodisation proprement dit, je vous conseil de bien soigner la liaison électrique avec la pièce à traiter . C’est indispensable . Personellement, j’utilise de la colle epoxy conductrice (chez selectronic) .
    Voici un résultat d’une rénovation, couleur neutre : http://www.flickr.com/photos/2104bouboul/4428948292/in/set-72157614844168933/
    Christophe

  • Jean Philippe dit :

    Bonjour,

    Tous d’abord merci pour cet article très complet et très bien expliqué.
    Je souhaiterai anodisé de vieilles pièces de vélo, l’alu a vieilli et n’est plus très joli, je me demandais si, en les trempant dans l’eau chaude pour les garder neutre (comme vous expliquez dans un commentaire) après l’anodisation, elles retrouveraient un aspect plus neuf.
    Merci par avance de votre réponse.

  • Raphaël dit :

    Bonjour Daniel,
    Tout d’abords merci pour ce tuto très instructif et extrêmement bien réalisé ! Cela fait un moment que je parcoure le net pour trouver des infos quand à l’anodisation “maison” et votre publication est de loin la plus complète et la plus compréhensible que j’ai pu trouver ( mis à part l’intervention de GLONCK ! 😉 assez indigeste je dois dire pour un néophyte).
    Assez de compliments puisque vous l’aurez compris au travers des différents commentaires, votre travail est très largement apprécié !
    Une petite série de questions me turlupinent cependant :
    1- pour la cathode, que peut on utiliser à part une mine de crayon ? Certains s’accordent à dire que du plomb ferait l’affaire . Qu’en pensez vous ?
    2- Un chargeur de batterie de 12 volts délivrant 4,2 A est-il utilisable ?
    3- faut-il comme j’ai pu le lire, contrôler et réduire cette intensité en intercalant entre l’anode et l’alimentation des ampoules de différentes consommation pour une obtenir intensité précise en fonction de la surface à anodiser ?
    4- Quelle modifications du process doit on réaliser si on utilise de l’eau déminéralisée à la place d’eau distillée ?
    5- Le nettoyage de la pièce à la lessive de soude est-il suffisant ?

    Merci par avance de vos réponses.

    Sincères salutations.
    Raphaël

    • Bonjour Raphaël,

      Tout d’abord excusez mon retard pour vous répondre, je suis actuellement très pris… saison de vol…

      A la question 1:
      Je ne peux vous demander que de faire des essais… Personnellement je ne suis pas très “chaud” pour utiliser du métal en cathode, la complexité de gérer un bain électrolytique sans risque de détérioration des pièces est énorme, les bains ne sont jamais purs, ni les pièces en jeu, le risque est de transformer une simple anodisation en électrolyse galvanoplastie. Les mines de soudeurs au carbone enrobées de cuivre pourraient faire l’affaire, malgré le fait que cette mine est placée en cathode. C’est le cuivre qui me dérange, la réduction va forcément mélanger le métal au bain… faites l’essai, vous risquez juste d’avoir une pièce cuivrée. Comme mon article s’adresse à des “bricoleurs maison”, il est beaucoup plus aisé pour eux de trouver une mine de crayon qu’une mèche de soudeur au carbone enrobé de cuivre…
      C’est la récupération de la mine qui doit “déranger” !
      Un crayon est formé de deux “flasques” de bois collées avec la mine à l’intérieur. Repérez la ligne de collage (très visible à l’œil nu). Prenez une pince multiprise et réglez la de manière à écraser légèrement le bois avec le creux de la pince. Positionner la ligne de collage du côté du serrage et en partant d’un bout du crayon commencez à “écraser” le bois jusqu’à l’autre bout. Le bois va se défaire tout seul, vous n’avez plus qu’à retirer délicatement votre mine (j’en ai cassé 3 pour mes essais).

      Question 2:
      Oui un chargeur de batterie fait l’affaire, mais les 4,2 A n’est pas l’intensité qu’il délivre, mais celle qu’il est capable de délivrer puisque celle-ci ne dépend que du récepteur et non du générateur. Seulement si le récepteur est trop gourmand, dépassant les 4,2 A pour votre cas, le générateur ne sera plus capable de fournir ce que le récepteur réclame.

      Petit cours d’électricité:

      Les 100 à 300 mA (milliampères) auquel je fais allusion dans l’article avec un raccordement “direct”, sont valables pour n’importe quel générateur de courant continu. L’intensité circulant dans le bain ne dépend que des résistances mises en jeu par les fils électriques, le bain, et la pièce à anodiser, même si une batterie est capable de vous fournir 70 A. La formule électrique de l’intensité en courant continu (loi d’ohm) étant U=RI avec U=Tension, R=Résitance et I=Intensité. Pour connaître l’Intensité, il suffit d’écrire I=U/R . Si vous voulez une intensité de 1 A dans le circuit sous 12 volt, il suffit d’intercaler une résistance de 12 ohms dans ce circuit.
      U=12 volt
      R=12 ohms
      I=12/12
      I=1 A
      Cela est valable pour un circuit “parfait” hors, le problème est que le circuit (fils, bain électrolytique) possède une résistance de 40 ohms environs: I=12/40=0,3A d’où les 300 mA que j’évoque (cela dépend des bains et des pièces à anodiser)
      Il n’est donc pas possible de passer au delà de 0,3 A avec une résistance, cela ne fera qu’empirer les choses et diminuer encore plus l’intensité. Comment faire ?
      La loi d’ohm donne la réponse !

      Pour augmenter l’intensité il suffit soit de diminuer la résistance, soit d’augmenter la tension. Étant impossible de diminuer la résistance, on va augmenter la tension, mais de combien si l’on veut 1 ampère dans le circuit ?
      On connait R soit 40 ohms, on connait I soit 1 Ampère, il suffit d’appliquer la loi d’ohm U=RI
      donc U=40×1= 40 volts

      Ouf ! (Ça c’est pour les puristes…)

      A présent notre montage:
      Le rhéostat n’est valable qu’avec une tension élevée (ex: 100 volts) où nous aurions quelques ampères que l’on voudra diminuer. Mais avec une alimentation variable comme dans mon montage en photo, en intercalant un ampèremètre, il suffira d’augmenter la tension pour obtenir l’intensité désirée !

      Je n’en ai pas parlé dans l’article pour éviter “d’endormir” mes lecteurs (ce qui a du certainement arriver à présent) et parce qu’il ne s’agit pas d’un site de science. Mais au vu des demandes de plus en plus précises, j’ai décidé de vous donner un peu plus de détails… APRES SUFFIT !!! Je n’ai pas créé une usine à anodiser ! Juste un petit montage utile pour anodiser des petites pièces d’alu à la maison.

      Ce qui répond aussi à la question 3

      Question 4
      Kif kif

      Question 5
      Essais, rien d’autre.

      Le montage de l’article servira pour des petites pièces aluminium. Il va de soit, que pour des pièces plus importantes (en taille), seuls des essais, afin de trouver la bonne vitesse de dissolution, seront gage d’une réussite de l’anodisation.
      N’ayant pas fait moi même ces essais, je suis dans l’impossibilité de vous répondre sans erreurs.

      Merci Raphaël, ceci m’a permis de répondre à d’autres.

      Daniel

  • max34 dit :

    bonjour je viens de faire bien plus d’un essai afin d’anodiser mes cales pieds de moto mais je n arrive tout simplement qu’à les décaper
    et l’encre ne tient pas ,pourtant je fais des bain de 60mins
    pourriez vous m’éclairer
    merci
    max

    • Bonjour max34,

      60 minutes c’est trop long. Mais il y a fort à parier que vos cales pieds, soit il sont en acier sablés (assez courant en moto cross), soit ils sont déjà anodisés… Vérifiez bien qu’il s’agit bien d’aluminium ! Si c’est de l’aluminium de la série des 7XXX, l’anodisation est impossible. Ce type d’alu possède une concentration en zinc, ce qui empêche son oxydation (assez normal pour une moto). Vérifiez aussi la bonne polarité (Anode / Cathode).

      Daniel

  • max34 dit :

    Daniel
    merci pour votre réponse , effectivement ils sont déja anodisés et je pense que je les avoir décapés !
    est ils possible de les colorés par une nouvelle anodisation .
    cordialement

    • Bonjour max34,

      Le décapage ne suffit pas. Il faut poncer l’anodisation jusqu’à obtention d’une pièce alu brute (Quelques microns). Le mieux serait de la passer à la brosse métallique orbitale ou au touret monté d’une brosse métallique…
      Une fois obtenu une pièce brillante, même dans les angles, la nettoyer à l’acétone et ensuite la passer au bain électrolytique pour anodisation. En étant sur que c’est bien de l’alu et non de l’acier sablé !
      L’acier sablé très fin, donne l’impression d’une pièce alu anodisée. C’est son poids qui détermine la différence .

      Daniel

  • OLIVIER dit :

    Félicitations pour la clarté de vos explications !!!!
    Cette page est très pédagogique et détaille le procédé point par point et de façon très simple.

    Le domaine d’application qui m’intéresse diffère quelque peu du votre, le mien étant la plongée sous marine.
    C’est donc pour une anodisation “dure” que je me renseigne.

    je cherche en effet à protéger un dissipateur thermique (en aluminium brut récupéré à partir d’un radiateur de microprocesseur PC) destiné à absorber la puissance d’une led 100 W pour un phare de plongée sous marine.

    Auriez vous par hasard des conseils à donner pour ce type d’application ?

    Sinon je me souviens d’un remède de grand-père qui consiste a protéger les métaux ferreux en les chauffant à rouge et en les trempant dans de l’huile de vidange. Cela dépose une pellicule de carbone et est relativement efficace !

    Olivier

    • Bonjour Olivier,

      J’avais fabriqué un phare de plongée il y a une trentaine d’années… La plongée a été une de mes multiples passions, l’eau et l’air ça va de pair. Mon phare ne possédait pas de dissipateur (aucun perçage sur le tube PVC, risque d’inondation). Il y avait 3 lampes BT de 50 W chacune totalisant 150 W . Je n’avais aucun problème de chauffe parce que l’ambiance est froide, surtout la nuit.

      La difficulté pour votre dissipateur, c’est le nettoyage. Entre les ailettes ça va être rock and roll. Si non, aucun problème pour l’anodisation, suivez l’article et faites des essais sur des rebuts.
      Pour l’astuce des matières ferreuses, sur l’aluminium vous risquez à coup sur, la fusion ! Rien ne préviendra ce changement d’état du solide au liquide, lorsque cela arrive, ce sera trop tard !

      Merci pour vos félicitations et bonnes plongées !

      Daniel

  • Fildefer17 dit :

    Bonjour et un grand merci, Daniel, d’aider et de répondre aux questions parfois très précises, parfois très vagues qui arrivent sur ce site.
    J’ viens d’anodiser quelques pièces support pour une utilisation nautique, j’en avais déjà fait, et personnellement, vu qu’il devient difficile de trouver de l’acide sulfurique, et que j’ai à disposition de l’acide phosphorique pur, je l’ai utilisé !
    Bien sûr, nettoyage au mieux, dégraissage au liquide vaisselle puis à l’acétone (amateurisme oblige).
    J’utilise l’acide phosphorique pour phosphater de l’acier ou du fer et décaper l’aluminium sur des carters d’anciennes motos, des cardans (BMW), etc…
    Donc, j’ai utilisé ce média pour anodiser mes pièces.
    Pour ce qui est de l’ampérage à utiliser, je prends entre 40 et 100 mA par cm2 de pièce, et pour ajuster cette intensité, utilisant une batterie en charge constante, donc générateur de tension constant mais pas d’intensité, j’intercale une ampoule en série dans le circuit en contrôlant l’intensité et la tension d’alimentation par deux multimètres.
    La cathode est toujours, pour moi, une mine de graphite provenant d’un crayon de bâtiment, pas cher et fiable, j’ai essayé le plomb, mais peu convaincant.
    Ne colorant pas, je trempes les pièces dans de l’eau chaude additionnée de sel fin ou de gros sel blanc pour éviter les impuretés indésirables et fait bouillonner une trentaine de minutes.
    Voilà une petite aide additionnelle qui peut servir.
    Amicalement, Philippe, Saintes.

  • Fildefer17 dit :

    J’oubliais… le fait de mettre du chlorure de sodium dans l’eau du colmatage donne à la pièce une teinte gris mat un peu comme du titane.

    • Bonsoir Fildefer17,

      Tout d’abord merci pour ces compliments. L’idée de la lampe en série dans le circuit c’est une très bonne idée, pourquoi:
      Dans tout circuit électrique, lorsqu’on branche un récepteur (lampe par exemple) en série, tout le circuit s’adapte à l’intensité (Ampères) du récepteur. Si la lampe fait 2 Ampères, il y aura 2 ampères qui circulent dans tout le circuit. Bien entendu, le générateur doit être capable de les générer, c’est à dire qu’il doit être capable de les fournir.
      Si le générateur (Batterie, alimentation, chargeur etc.) ne peut fournir qu’un demi ampère, il est illusoire d’avoir 2 ampères en circulation. On dit que le générateur va “se coucher”…

      C’est pour cela, comme je l’ai expliqué plus haut, qu’un chargeur de 7 Ampères ne délivrera jamais ces 7 Ampères si un récepteur ne les “réclame” pas ! Cela veut dire qu’il sera capable de les fournir en cas de “demande”.

      Pour l’acide sulfurique, on le trouve dans toutes les grandes surfaces de bricolage. Celui-ci est dilué avec de l’eau distillé, le pourcentage est affiché sur l’étiquette.

      Il est entendu que comme Fildefer17, si vous ne voulez pas colorer la pièce, il faut tout de même la “colmater” dans de l’eau bouillante au lieu de l’encre de couleur. Le résultat est une pièce gris mat.

      Merci pour ces précisions.

      Daniel

  • taist dit :

    bonjour,

    juste une petite question en passant, dans vos proportions 2/3 – 1/3, l’acide sulfurique est il déjà dilué à 28 – 30 % ou faut il employé de l’acide pur ?

    sinon, excellent article pouvant donner pleins d’idées autres que pour l’aviation.

  • taist dit :

    hello,

    houps, ma question ne sert plus à rien, je viens de relire plus haut que c’est effectivement de l’acide déjà dilué.

    Errare humanum est

  • Steve dit :

    Bonjour Daniel,

    Bravo et merci pour ce média très instructif et au temps que vous consacrez pour répondre aux questions.
    Voici la mienne:

    avec des pièces polies au belgom alu(aspect miroir), si je les dégraisses (acétone par exemple)elles vont devenir ternes et après anodisation puis teinte, pourrais je avoir un résultat comme votre photo tout en haut de la page à gauche (tubes anodisés de couleur)

    merci
    Steve.

  • Mourad dit :

    Bonjour,
    tout d’abord bravo pour ce superbe article très détaillé et très bien fait, en le lisant j’ai compris le principe de l’anodisation manque plus qu’à faire des essais et justement pour cela j’ai une question: je possède une batterie 12v gélifié que j’utilise en modélisme le voltage est donc bon mais cette batterie fait du 7A.h et c’est donc par rapport à l’ampérage que j’aimerai savoir si je peux utiliser cette batterie pour mon anodisation ?
    Merci.

  • amateur dit :

    Bien le bonjour,
    Je me permet de venir vous importuner si vous me le permettez ,car j’ai dans l’idée ,voir plus puisque j’ai commencé,à vouloir d’une part dé-chromer une sortie d’échappement afin de la re-chromer (une fonctionnelle l’autre décorative)
    Au pire la repeindre avec une peinture haute température
    J’ai commencer par vouloir la dérouiller et enlever quelques reste de chrome en faisant une électrolyse avec des cristaux de soude et des tampons jex en inox
    Le soucis c’est que pour la rouille pas de soucis mais les reste de chrome ne sont pas partis
    Je pensais utiliser un bain d’acide chlorhydrique pour décoller ces reste de chromes mais n’étant pas sur de moi ,j’aurais apprécié une aide
    Je me suis permis de vous écrire car vous avez fait une allusion au chromage et je pense que vu votre expérience et votre coté très pédagogue vous pourriez m’être d’un grand secour
    En espérant malgré tout ne pas vous avoir dérangé et abuser de votre temps
    Si vous préférais me répondre en pv car hors sujet je n’y vois aucune objection
    Cordialement

  • christophe dit :

    Bonjour,
    Je remercie Daniel car c’est grâce à ses précieux conseils que j’ai pu me lancer dans l’anodisation.
    Voici 2 liens à cliquer qui vous montrerons ce que l’on peut obtenir en suivant les conseils de Daniel (enfin à peu près…) et en étant soigneux . Il s’agissait d’obtenir un aspect plaqué or sur des pièces en aluminum de 1956 pour leurs rendrent leur aspect d’origine, le soleil ayant fait totalement disparaître la couleur or .
    La différence par rapport aux conseils de Daniel, c’est que je n’utilise pas d’encre mais une vraie coloration de chez Caswell. Et ça donne vraiment un résultat bluffant ! Finalement anodiser est très facile et rapide, ce sont toutes les étapes qui précèdent qui demandent patience et soins ….

    christophethevenin@orange.fr

    http://www.flickr.com/photos/2104bouboul/8081804876/in/photostream/
    http://www.flickr.com/photos/2104bouboul/8081854189/in/photostream/

  • Philippe dit :

    Bonjour,
    Un grand merci pour ces informations.
    J’ai quelques pièces moto à anodiser.
    Toutefois, je vérifierai la matière avant de commencer.
    Si j’ai bien compris, si les pièces sont déjà anodisées la surface est durcie !

    merci encore
    Cordialement

  • totor dit :

    Est-ce que je peut prendre cet article,pour en faire un tuto?

    Je vous remerci,article très bien fais d’ailleur !

  • KGNico22 dit :

    Bonjour,

    Je vous laisse le lien du tuto pris ici par totor, il reste encore quelques détails a remettre en place, photos principalement et ajout d’un lien direct vers votre article.

    Si quelque chose ne va pas, ou que vous demandiez la suppression de votre article sur notre forum, vous saurez ou nous trouver.

    http://forum.mobcustom.com/general-scooter/tuto-anodise-des-pieces/

    Cordialement

    Nicolas

  • mane dit :

    trés intéressent :esk on peut avoir des information sur la méthode de polissage électrolytique.et encore une fois bn continuation et vive internet

  • hoarau974 dit :

    bonjour
    très intéressent
    j ai fais des essais et cela marche très bien, j ai pu constates que cela marchait si on replacez le graphite par de l inox (perso moi j ai utiles un couteau de table) et pour le crochet en aluminium j ai pris un baguette de soudure pour l alu
    si sa peut aidez quelque un.
    bonne continuation

  • Txingudi57 dit :

    Bonjour,

    Comment masquer certaines zones d’une pièce pour qu’elles ne soient pas anodisées ?
    Est-ce que l’application de pâte à joints en silicone pourrait convenir ?
    D’avance, merci de votre réponse et bravo pour votre article.

    • Et bien mon cher Txingudi57,

      Le mieux c’est de faire des essais. Il est évident que la meilleure façon de s’y prendre, est de ne pas immerger les endroits à ne pas anodiser… Mais est-ce possible ?
      En fait il faut “étancher” les zones électriquement, les isoler. Cela est bien plus difficile qu’il n’y parait !

      Essayez votre procédé sur un rebut et tenez nous au courant du résultat.

      Merci pour la très pertinente question auquel je n’ai pas de réponse ou presque.

      Daniel

  • Rastacool dit :

    Bonjour,
    Faut-il avoir des connaissances particulières pour se lancer dans un test d’anodisation? (suis un peu flippée^^)
    Par ailleurs, je cherche à savoir s’il est possible d’anodiser de la feuille d’aluminim style alu ménager.
    Merci pour votre réponse.
    Cordialement,
    Rasta

    • Bonjour Rastacool,

      Pour de l’anodisation “amateur” il ne faut pas de connaissances particulières. Il faut être méthodique et soigneux et surtout, faut faire des essais sur des rebuts d’alu de même type (si vous ne savez pas à quel type vous avez à faire). Pour la feuille d’alu je ne crois pas qu’elle “résistera” au bain d’acide et à l’électrolyse… Faut essayer il n’y a pas de quoi “flipper”, le papier d’alu se colore très bien aux encres pour vitraux, pas la peine de chercher l’anodisation. Si non, vous respectez l’ordre de raccordement électrique (plus et moins) et là où “il faut flipper”, c’est l’utilisation de l’acide sulfurique masque et gants OBLIGATOIRES !!! il vaut mieux tacher la visière que son œil.

      Bien à vous

      Daniel

  • Denis dit :

    Bonjour a tous

    Juste une petite question
    J’ai recuperé des chutes de matière qui resemble beaucoup a de l’aluminium
    Ce metal s’usine tres bien, on peut faire des filetages, mais on ne peut pas le plier, il casse, pourtant a l’usinage il est plutot mou, il a meme tandance a bourer la fraise meme a faible vitesse (3000 tr/min)

    Je viens de tenter une anodisation d’une plaque de 10mm d’épaisseur, 100mm par 100mm longueur largeur
    surprise : uniquement en plongeant la plaque dans le bain d’acide H2SO4 il y a des bulles, tres grosse effervescence.
    j’ai énormément dilué l’acide sulfurique en vidant de 3/4 et en re-remplissant et cela plusieurs fois et en testant a chaque fois pour voir si il y a toujours des bulles.
    Je vous explique pas la réaction de l’acide sulfurique a 30% (non dilué) sur ce métal : c fukushima

    est ce que quelqu’un a une idée c quoi cette alliage, et est-ce que l’on peut l’anodiser

    j’ai mis 10V, il y a un courant de 50mA qui circule (il y a tres peu de courant c parce que j’ai beaucoup dilué l’acide). Mon générateur permet de limiter le courant. J’ai limité le courant a 1A (donc il n’est pas limité)
    Je vais le laisser toute la nuit.
    Je vous tiens au courant

    Merci pour d’avance

  • fontamana83 dit :

    Bonjour Daniel,

    Félicitations pour avoir mis un procédé industriel à la portée du bricoleur, et pour votre disponibilité.
    Je dois remplacer les 250 vis alu (vis + rondelle + écrou) du cale-pied alu de mon voilier.
    Actuellement je ne trouve que des vis alu brut et donc j’envisage d’anodiser ces pièces en suivant votre procédé. Est-il possible d’en anodiser plusieurs simultanément en tapissant le fond du bac avec du papier d’alu?
    D’avance merci pour votre réponse.

    Encore Bravo

  • Rastacool dit :

    Merci pour votre réponse ;))
    Bien à vous,
    Rasta

  • Cédric dit :

    Bonjour Daniel,

    1 – La soude caustique permet de décaper complètement une pièce aluminium déjà anodisée et ce, juste par trempage (on la trouve sans difficulté en bidon ou en poudre). Une fois la couche anodisée supprimée, le sablage devient facile si l’on souhaite changer l’état de surface de sa pièce, tout comme le polissage.

    2 – Je dispose d’un générateur de courant DC 0-15V d’une capacité de 2A max que je veux utiliser pour des pièces de faibles dimensions : la surface type à anodiser est de 2 mm2, soit 0.02 dm2. Considérant une résistance moyenne du circuit d’anodisation de 40 Ohm et une densité de courant souhaitable de 1.5A/dm2 :
    – l’intensité souhaitable adaptée serait dans mon cas de 1.5×0.02 = 0.03 A = 30 mA
    – la tension correspondante = 40 x 0.03 = 1.2 V
    Bien sûr cela est théorique, mais est-ce que ce point de départ pour des essais vous parait correct basé sur votre expérience ? J’ai le sentiment que c’est un peu “faible”. (je pourrai me contenter d’essai mais j’aimerai mieux comprendre le principe théorique et les règles qui le régisse – je pense également que ce calcul serait utile pour beaucoup d’entre nous afin de fixer les paramètres de départ des tests de calibrage).

    Bravo et merci pour votre initiative avec le tutoriel.

    C.

    3 – la solution d’anodisation : faut-t-il que sa concentration soit de 30% (30 parts d’acide sulfurique PUR + 100 parts d’eau distillée) OU d’environ 10% (30 parts d’acide sulfurique à 30% + 100 parts d’eau distillée) ?

  • renegade spirit dit :

    excellent et merci

  • AGUI dit :

    Pour les châssis aluminium, on me dit que l’anodisation sera interdite pour les fabricants.
    Qu’en est-il au juste?

    • Bonjour AGUI,

      C’est ce qui est expliqué dans l’article… L’anodisation est une couche de quelques microns d’oxydation d’aluminium, celle-ci n’est pas en surépaisseur en rapport à la pièce d’origine, mais en profondeur de cette pièce. Donc c’est cette pièce qui va perdre quelques microns, sans que ses côtes finales changent: Il y aura la couche de corindon plus la pièce en alu non anodisée.
      Cela va rendre la pièce extrêmement résistante, mais en surface. A contrario, la pièce globale va perdre en tenue de fatigue, si celle-ci a été conçue pour résister à des efforts extrêmes, les fabricants ne garantissent plus la tenue en cas d’anodisation.

      Il va de soit qu’un châssis (voiture, moto, vélo, avion) a été conçu pour des efforts importants. Les notes de calculs ont donné, selon les formes et efforts, un diamètre et une épaisseur donnée. Si ceux-ci devaient être anodisés, cela viendrait à revoir les notes de calculs et les épaisseurs des aluminiums. D’où la perte de garantie du fabricant.
      Chaque type d’aluminium (1000 à 7000) possède une dureté BRINELL donnée (dureté utilisée pour les calculs d’efforts et fatigue des matériaux) l’alu anodisé possède une dureté qu’il lui est propre. Anodiser un châssis qui ne l’était pas au départ, c’est amoindrir sa tenue à l’effort !

      C’EST CE QUE J’AI EXPRIME DANS L’ARTICLE ! En matière d’anodisation il ne faut pas anodiser n’importe quoi.

      Daniel

  • gégé dit :

    Bonsoir,
    J’ai anodisé des pièces en alu dans de l’acide sulfurique, ça c’est bien passé ! Les pièces nickel très propre.
    Par contre gros souci l’encre ne tient pas !!!! Quelle encre utilisée réellement ???
    Si j’essais avec de la teinture pour textile est ce que ça marcherait ???
    Merci

    • Bonsoir gégé,

      Avez-vous réalisé une électrolyse ou tout simplement placé la pièce dans de l’acide sulfurique ? A votre question il semblerais que vous avez tout simplement baigné la pièce alu dans de l’acide sulfurique sans réaliser d’électrolyse comme l’explique l’article ci-dessus ! L’encre utilisée est l’encre de stylo plume et rien d’autre, je n’ai pas fais d’essais avec d’autres types d’encres.

      Merci de répondre

      Cordialement

      Daniel

  • gégé dit :

    Bonjour,

    Merci de m’avoir répondu et je crois que le souci vient du chargeur, il ne doit pas être assez puissant (car il est vieux)
    Car j’ai bien réalisé une électrolyse pièce alu + acide sulfurique 30 à 40 minutes.
    Le chargeur combien d’ampérage ??
    Eventuellement si un de ces jours je recommence avec un nouveau chargeur, je vous dirai les résultats obtenus !!
    Merci
    Codialement

  • Romuald dit :

    Bonjour ,sur un bras oscillant j aurais aucun danger de faiblir la pièce??et si je poli l alu jusqu a etre chrome est ce que l anodisation aura le meme effet?, MERCI

    • Bonsoir Romuald,

      Je crains que oui ! Un bras oscillant est une pièce maîtresse en matière d’efforts et tenue de route. Il faut faire très attention à ce que l’on fait. Puis, voir si celui-ci n’est déjà pas anodisé. Il faut comprendre que seul le constructeur peut décider d’anodiser ou pas une pièce subissant des efforts. Parce que dans ce cas, il prévoit dans ses notes de calculs l’anodisation de cette pièce. Par contre, si cette pièce a été calculée avec des marges importantes, alors on peut l’anodiser sans problème. Mais en tenant compte du type d’aluminium (beaucoup d’entre eux ne s’anodisent pas), s’il est déjà anodisé ou pas et puis très important, comment savoir si le constructeur a prévu une marge importante !

      Il ne suffit pas de regarder une pièce et de se dire: “Mmmmmm oui, ici les marges sont importantes !” Ce n’est pas parce que la pièce est cossue avec de grosses soudures que vous pouvez estimer qu’elle tiendra le choc après anodisation ! Avec toutes ces inconnues, il vaut mieux abandonner l’idée d’une anodisation aussi “grosse” (difficulté de mettre dans le bain une pièce volumineuse pour un particulier).

      Le polissage de l’alu est une bonne alternative, puisque celle-ci ne demande pas d’anodisation… Ou alors vous avez mal compris mon article (sourire). Une pièce anodisée va avoir une couche de quelques microns en surface, plus dure que le verre !!! IMPOLISSABLE par la suite.
      Le polissage est effectué sur un alu brut, avec de la pâte à polir jusqu’à obtention d’un alu brillant proche du chrome.

      Ne perdez jamais de vue qu’en matière d’anodisation, vous ne faites les choses que si vous savez ce que vous faites. Si vous plantez une anodisation, C’EST IRREVERSIBLE !

      Bonnes fêtes

      Daniel

  • Romuald dit :

    Bonjour Daniel,encore merci pour votre reponse!!! Bon bas je vais tout polir jusqu a etre chrome ,comme dab!!! Encore merci. Bonnes fêtes

  • art dit :

    Bonjour, je trouve cet article génial.
    Je vais me lancé pour anodiser 2/3 bricoles sur ma moto, je voudrais savoir si vous aviez des liens ou des adresses pour commander de l’encre en bidon ?

    Merci d’avance et bravo pour l’article

  • thomas dit :

    bonsoir,

    tout d’abord merci pour ce superbe tuto Daniel !

    on voulant le réaliser j’ai eu quelque “petite surprise”(qui sont peut être tout à fait normal) je vous explique.

    j’ai réalisé le montage à la lettre. Aucun problème la dessus,

    mais au moment de plongé mon plateau ( anode en alu, afin de poser mes pièces) une réaction pour moi étrange c’est produite,
    la solution a commencé à se troubler (nuage blanc) tout en faisans de petits crépitements, on aurais dit un efferalgan à l’intérieur ainsi qu’une légère chauffe du récipient (35° environ), puis au bout de 5 minutes pratiquement plus rien ( seulement un nuage un peut blanc dans la solution).
    suite à sa je met le courant des petites bulles se forme sur la cathode, tout est normal, mais une fumé un peut blanche s’échappe de la cathode comme si sa se consumée.

    En espérant que vous puissiez trouver réponse à mes questions
    je vous remercie d’avance

    Thomas

  • Yodelyon dit :

    Bonjour Daniel. Longue vie à votre article.
    Je cherche à coloniser des canettes de coca cola pour une sorte d œuvre de collectionneur. Les canettes de couleur ont bcp de peinture mais les canettes de coca light sont en alu sans peinture. Pensez vous qu’il est possible de le faire par anodisation puis bain de colorant suivant votre méthode ? Je sais que je pourrais me lancer pour essayer. Mais si vous pensez que c’est inutile…
    Merci de votre réponse. Un encouragement même sans détails, je me lance et je vous tiens au courant.

    • Bonsoir Yodelyon,

      Je n’ai pas fait ce genre de test, j’ai peur que l’épaisseur de l’alu ne suffise pas, de plus il a été déjà traité pour recevoir un produit alimentaire. On ne peut absolument pas (interdit) stocker des matières alimentaires dans de l’aluminium brut. Hors pour notre cas, il faut absolument de l’aluminium brut.

      Bonne chance

      Daniel

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