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Le chainon manquant par l’EASA…

Par • 6 juin, 2016 • Catégorie: Edito • Commentaires: 7 commentaires»

Aero- FriedrichshafenDepuis quelques mois déjà, certains aficionados des ULM à 600 kg se sont fait entendre à droite et à gauche sur les ondes parfois nauséabondes de différents forums. En effet, ces mêmes protagonistes qui ont acheté en toute connaissance de cause des ULM dont le poids à vide est assez élevé, s’aperçoivent très vite que leur seule option est de réclamer un poids largement supérieur aux 450Kg qui définissent la norme ULM et les libertés qui leurs sont attachées !

Bien entendu, ce discours est repris larga manu par certains fabricants et revendeurs qui sur l’autel de l’ULM n’hésiteraient pas un seul instant à sacrifier les autres pratiquants qui ne demandent rien à personne.

Dans sa dernière lettre mensuelle, la FFPLUM sous la plume de son Président, a bien décrit la situation dans son édito intitulé “Le chant des sirènes” et nous ne pouvons qu’applaudir à ces propos.

EASAMais comme la nature a horreur du vide, il y a une solution pour ces appareils et elle peut venir directement de l’EASA avec la création d’une catégorie d’avions 450 – 600 kg. Ce serait une réponse satisfaisante pour tous avec cette catégorie d’avion dont le poids serait supérieur à celui qui permet à un aéronef d’être classé ULM et dont le poids maximum serait inférieur à 600 kg, seuil pour être classé dans l’aviation conventionnelle dite “certifiée”.

Avec cette catégorie de VLA-LSA, appelons-là comme vous voulez, ces avions pourraient bénéficier d’une règlementation allégée par rapport aux avions certifiés et donner entière satisfaction aux aéro-clubs qui recherchent une maintenance simplifiée et moins couteuse, ce qui explique leur engouement depuis quelques temps pour l’ULM : c’est le chainon manquant entre l’ULM et l’avion certifié !

Ce chainon manquant serait la seule et unique solution pour les constructeurs qui réalisent des aéronefs de qualité mais trop lourds pour être réellement classés ULM ainsi que pour leurs propriétaires qui auraient leur porte de sortie de façon légale sans que le monde de l’ULM ne soit impacté par ces changements de masse et tout ce que cela peut engendrer, je vous laisse relire l’édito de Pierre-Henri Lopez, Président de la FFPLUM.

EASA-LogoL’EASA doit travailler sur ce projet pour apporter une solution satisfaisante et dans l’attente de cette nouvelle catégorie 450-600 kg, elle pourrait délivrer des  “Permit To Fly” à ces aéronefs.

Oui à l’ULM à 450 Kg, Oui à une catégorie intermédiaire 450-600 kg qui viendrait compléter l’avion certifié tel que nous le connaissons aujourd’hui. Ainsi ce serait une véritable innovation, une véritable solution et le véritable chainon manquant entre les deux !

Amis Pilotes bons vols et redoublez de vigilance car après ce printemps aux conditions météo capricieuses, bon nombre d’entre vous vont se précipiter pour aller voler dès que la météo sera plus favorable et cette période est toujours génératrice d’accidents à la reprise des vols !

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7 commentaires »

  1. Alain, c’est une bien mauvaise solution que tu préconises. Tous les pilotes qui ont laissé l’aviation conventionnelle pour
    se tourner vers l’ULM, l’ont fait pour des questions de facilités règlementaires. Et les règles leur paraissant trop
    restrictives, ils veulent maintenant et c’est bien français, le beurre et l’argent du beurre. Et pendant ce temps-là, l’administration
    prépare déjà la suppression de ce régime unique qui permet encore à des puristes amoureux des choses de l’air de
    s’éclater et vivre pleinement leur passion (à des conditions financières pas trop élevées comparativement).
    Amicalement. Marius.

  2. Bonjour Marius

    Bon nombre de pilotes se sont offerts des aéronefs dits ULM sur le papier pour bénéficier de la réglementation ULM et aujourd’hui ces mêmes propriétaires viennent réclamer une augmentation de poids à 600 kg au lieu des 450 kg. Comme l’Administration n’est pas stupide, si la classification ULM passe à 600 kg , celle ci va également tout modifier et à la fin de l’histoire , ce sont les pilotes de “vrais” ULM qui auront tout à perdre dans cette histoire. Aussi , pour garder les prérogatives attachées aux ULM, je préconise de ne pas toucher à la réglementation actuelle des 450 kg et de créer une autre catégorie intermédiaire qui pourrait se situer entre 450 kg et 600 kg pour ces appareils haut de gamme en composites dont le poids dépasse le seuil légal pour être classés ULM. Ainsi, on ne toucherait rien à la réglementation actuelle pour les ULM et cette nouvelle catégorie d’appareil pourrait bénéficier d’une réglementation adaptée par rapport à l’aviation certifiée ! Oui à l’ULM à 450 KG , NON à l’ULM à 600 KG mais OUI à une nouvelle catégorie d’avions 450-600 KG ! Bons vols

  3. Une très bonne idée, et de bon sens en plus !

  4. Très bonne idée cette catégorie, mais avec un CPL A, de façon a pouvoir exploiter a l’identique de l’avion certifié. Oubien comme en CNRA sans possibilité de vols payants.
    Longue vie au -450kg

  5. Très bonne idée, mais il faudrait, avec elle aller plus loin, et creer en même temps, un pont brevet ulm ppl.
    Ex brevet ulm de plus de 2 ans et plus de 100 heures «déclarées», simple test en vol pour équivalence mal
    .

  6. Bonjour
    Je suis pour la catégorie de 600kg, et ça tout simplement parce que je pèse moi même plus que 100kg. Je veux avoir le même choix aux zinc’s comme le pilote qui pèse que 75kg.
    Si vous me refusez ce droit, j’appelle ça la discrimination.
    Mais bon, l’EASA n’a pas besoin de créer une nouvelle classe, ils ont c’a adapter LSA Europeene nés mort, car ils ont voulu certifier et recertifier les sociétés et leur processuses sur une base annuelle.
    Pour les petites sociétés trop lourd pour les coûts. Je ne comprends pas, pourquoi ils (EASA) ne pourraient pas reprendre 1:1 l’LSA ricain, ça marche la bas et ça sans des certifications superflues.
    Donc oui, nous avons besoin une classe 600kg, mais elle es la, il faudrai que les Fédérations d’ULM milites pour, bien sûr garder les 472,5kg pour les ULM’s mais aussi pour simplifier le E-LSA a n telle point que ça devient acceptable pour les fabricants, propriétaires, exploitants et surtout pour les pilotes, pour qu’ils n’ont pas besoin de prendre l’ULM en otage.

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