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Grosses turbulences en vue pour nos ULM !

Par • 27 mar, 2016 • Catégorie: Edito • Commentaires: 12 commentaires»

Alain BLIEZAprès un hiver peu favorable à nos activités aéronautiques , voici que les beaux jours arrivent mais hélas le ciel semble s’assombrir pour notre pratique de l’ULM.

En effet, des rumeurs les plus folles concernant l’avenir de notre mouvement ULM  commencent à se répandre , ainsi que sur le fonctionnement de la FFPLUM . Comme dit le vieux dicton : il n’y a pas de fumée sans feu et si aujourd’hui je me fais l’écho de ces rumeurs, c’est qu’il se passe certainement des choses dans les couloirs parisiens sans que nous ne soyons réellement informés.

Plusieurs choses, d’un coté la réforme IULM, de l’autre le passage à 600kg… le problème c’est que tout va dans le mauvais sens : Europe, changement de responsables à la DGAC, accidentologie 2015….et nouveau président à la tête de la FFPLUM.

J’ai passé mon brevet de pilote avion en mars 1978. A l’époque il n’y avait pas plus d’accidents qu’aujourd’hui !

Concernant l’ULM, j’ai eu mon brevet en 1984 et ma qualif instructreur en 1991. Certes on volait sur des Weedhopper et autres QuickSilver , on ne cherchait pas à imiter les avions puisqu’on voulait voler en Ultra-léger motorisé sur la campagne , et encore moins traverser la France en 2 heures et demie aux commandes d’un jouet en fibre de carbone qui coûte 150 000 euros car pour ça il y a des avions !

Avec cet édito , je partage les réflexions d’un ami instructeur paramoteur , Thierry Faivre ,  qui dit que ce n’est pas la météo qui envoie au tas c’est la décision du pilote de voler au-delà de ses compétences et/ou du domaine de vol de la machine.

Que ce n’est pas l’âge ou la santé qui envoie au tas, c’est la décision du pilote de voler ou de voler dans des conditions incompatibles avec sa forme.

Que ce n’est pas l’aéronef qui envoie au tas, c’est la décision du pilote de choisir un aéronef dont les « performances » sont incompatibles avec ses compétences.

Que ce n’est pas la panne qui envoie au tas c’est la décision du pilote de ne pas entretenir son aéronef et/ou de ne pas faire sa pré-vol et/ou de ne pas respecter le cône de sécurité…

Aujourd’hui, certains voudraient appliquer la même réglementation qui étrangle l’aviation générale ! Si les pilotes d’aéro-clubs veulent jouer aux pilotes de ligne, laissons les faire mais ne les imitons pas !

Arrêtons de vouloir résoudre des problèmes qui n’existent pas et gardons nous du détestable travers de notre époque qui consiste à légiférer de façon émotionnelle comme si la loi était la panacée universelle pour tout résoudre. C’est dogmatique, faux et dangereux car c’est le meilleur moyen de déresponsabiliser les pratiquants en les infantilisant et en se cachant derrière les textes.

Il y a des problèmes de comportement d’une minorité qui impactent l’ensemble de l’activité, mais Il n’y a pas de problème de réglementation. La réglementation n’est pas un gage de sécurité, l’excès de réglementation encore moins, il n’y a pas non plus de problème de « technicité » et de connaissance dans ce qui est requis pour les différentes qualifications.

A l’auto-école , votre moniteur vous a appris à vous arrêter au feu rouge , à ne pas dépasser les 50 km/ h en ville…à vous de respecter ces consignes ! Si vous décidez de faire autrement , ce n’est pas votre moniteur qui sera remis en cause dans sa formation mais vous qui aurez décidé d’enfreindre la réglementation. En ULM , ceux qui volent avec des machines dont le poids est plutôt dans les 450 kilos  « hors taxes » ou qui vont faire du « radada » pour se prouver qu’ils sont meilleurs que les autres, ce n’est une raison pour tout remettre en cause !

Combien de pilotes avions ont eu des accidents graves ou mortels car ils n’osaient pas interrompre leur vol pour se poser dans un champ devant des conditions météo dégradées tellement ils avaient peur des conséquences d’un posé en campagne avec leur avion… C’est ça que nous voulons ?

Ne perdons pas de vue que nous sommes des pilotes de loisir. Respecter les principes simples de l’ULM, voilà qui nous occupe largement. Responsabilisons les pilotes à l’application des fondamentaux, c’est bien plus pertinent et efficace que de les empêtrer dans des procédures dignes des dérives de l’avion.

A force de tout vouloir réglementer, et si tout devient lourd et compliqué comme pour l’avion , cela aura pour effet secondaire de rebuter les futurs pratiquants…surtout les jeunes !

Récemment j’étais à la Foire de Lyon pour donner un coup de main à des amis qui ont pris un stand pour assurer la promotion de leur activité ULM. J’ai pu constater que bien souvent les principales questions étaient les suivantes : la première question la plus fréquente était « combien de temps ça dure pour apprendre ? », et la seconde question  « combien ça coûte ? ». Restons simples !

Je souhaite également revenir sur l’accidentologie de l’année 2015.

Qu’avons-nous eu comme informations ? AUCUNE ! Je ne demande pas les détails qui sont confidentiels mais au moins un minimum d’éléments pour comprendre et essayer de tirer des enseignements d’erreurs à ne pas refaire ! Il est simple de faire un tableau anonyme et de donner quelques explications : perte de contrôle , manque d’expérience pour ce type d’appareil exigeant en pilotage  , mauvaises conditions météo , arrêt moteur dû à une panne d’essence …ce n’est pas compliqué de communiquer plutôt que de laisser tout le monde dans l’ignorance et ensuite de jouer les ayatollahs de la sécurité en proposant des nouvelle règles aussi contraignantes qu’inutiles pour la sécurité des vols !

Quick-SilverLes accidents sont majoritairement le fait de multiaxes de dernière génération , et il serait bon de s’interroger sur les dérives de cette classe, performances des machines incompatibles avec les pilotes incapables de se poser sur une « pure base ULM » ou en campagne, il est à noter que plutôt de s’inquiéter « d’intégrer des aérodromes complexes » il faudrait mieux apprendre à poser en moins de 300 m …..il serait bon aussi de s’interroger sur les anciens pilotes avions ou les pilotes venant au multi axes par dépit , faute de pouvoir voler en avion pour des raisons financières ou de visite médicale… ou certains  aéro-clubs montants des sections ULM sans vouloir voler ULM mais qui cherchent plus de souplesse qu’avec leurs avions qu’ils ont contribué à transformer en avion de ligne depuis des années !

Avec un QuickSilver ou un tubes et toile qualifié aujourd’hui de ringard, on peut se poser dans n’importe quel champ…mais avec un bolide en carbone , ce n’est pas la même chanson mais il faut le dire afin de ne pas pénaliser tout un mouvement !

Le 15 juin 2015 à Gap , quand j’assistais aux obsèques de notre ancien président Dominique Méreuze , je savais que l’ULM allait traverser une période de turbulences mais pas si rapidement ! Accrochez vos ceintures les gars , ça risque de secouer grave !

Une fédération telle que la FFPLUM doit avant toute chose défendre les intérêts de tous ses adhérents et c’est vrai que faire cohabiter des structures à buts non lucratifs et des professionnels qui ont des impératifs commerciaux, cela ne doit pas être facile tous les jours…et je salue l’ensemble des membres du Comité Directeur pour leur travail.

Néanmoins , diriger la FFPLUM ne signifie pas pour autant opacité ou absence de concertation…car pour la réforme IUL , sauf erreur de ma part en qualité d’instructeur , je n’ai jamais reçu la moindre circulaire émanant de la commission enseignement de la FFPLUM pour nous faire part de suggestions ou demandant l’avis des intéressés… Avec une pointe d’humour, je dirais qu’à l’heure de la mondialisation, certains prennent peut-être exemple sur la Corée du Nord !

Longue vie à l’ultra-léger motorisé tel que nous le connaissons , gardons en mémoire nos libertés , nos prérogatives, notre régime déclaratif , tout ceci forme l’âme de l’ULM à la française , sachons la préserver !

Depuis des années l’aviation légère et sportive est en train de sombrer… alors par pitié , ne sombrons pas avec elle ! Bons vols

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12 commentaires »

  1. Que voilà un édito qui fait du bien à lire !
    Merci de si bien mettre en forme ce que beaucoup pense confusément.
    Je croise les doigts pour que notre forme de vol perdure.
    Cordialement,

  2. Eh ben je ne partage pas totalement votre opinion concernant “..il serait bon aussi de s’interroger sur les anciens pilotes avions ou les pilotes venant au multi axes …”.
    Je suis ancien PPL et j’applique la même rigueur à piloter et à veiller à l’entretien de mon multi axes, que je le faisais avec un avion. Mon expérience de pilote est pour moi un facteur de sécurité (aisance au pilotage, dans la réglementation aérienne lors de voyages…).
    Certes je parle à titre personnel mais j’ai de nombreux exemples d’anciens PPL qui agissent de même.
    S’il y a toujours des comportements individuels criticables, et si une conversion initiale du pilotage avion aux spécificités de l’ULM est indispensable et effectuée par un instructeur qualifié, il est fâcheux de vouloir “épingler” certains pilotes qui sont venus à l’ULM multi axes pour une certaine liberté retrouvée face au lourd carcan réglementaire de l’aviation certifiée.
    Merci pour votre Edito, et bons vols !

  3. Bjr India Papa 55 , je te remercie de ton témoignage et je suis certain qu’un très grand nombre d’anciens pilotes avions font comme toi et c’est parfait. Le seul souci c’est qu’une poignée d’irresponsables entachent l’ensemble du mouvement ULM par leurs actions…et ce n’est pas parce que certains conducteurs grillent les feux rouges sur la route qu’il faut revoir tout le code de la route ! Bons vols et beaucoup de plaisir avec ton ULM

  4. Le problème vient des professionnels de l’ULM : des constructeurs, de la presse complaisante et de la fédération trop timorée.
    Le seul moyen de s’en sortir c’est de virer les ULM cités dans votre article avec les pilotes qui vont avec.
    Seule la stricte application des 450 Kg nous sauvera, l’aviation légère en manque, rêve de récupérer la classe 3 axes ou au moins les biplaces, nous leur avons servi sur un plateau…
    On pourrait lancer une pétition “450 Kg laisser nous ULM”

  5. Bjr,

    Merci de ces explications claires et pertinentes. Nous n’avons d’autres choix dans notre statut déclaratif que de faire confiance aux pilotes auprès de qui une communication constante est nécessaire mais aussi et peut être d’autres formes d’actions complémentaires qui pourraient s’y ajouter. Par exemple en provenance de nos clubs etc via des courriels d’invitations afin d’organiser de temps à autre quelques rencontres simples en après midi de WE ou autre sur les terrains pour des “petits briefings sécurité”, discussions-confrontations de nos machines et leurs performances, piqures de rappels des limites en profitant de l’expérience des pilotes-experts toujours plus experts que soi. Bref un peu plus de contacts physiques émulateurs, conseils, rappels sécuritaires des limites des machines et des pilotes etc pour plus de proximité éducative entre nous. Quoi de mieux qu’échanger de vive voix ? Tenez, par exemple, l’autre jour à l’occasion d’une entrevue par hasard avec mon instructeur au cours de laquelle je discute avec assurance de mon tour de piste que je connais jusqu’au bout des doigts. Tout à coup, il a bondi quand je lui ai dis que je prenais mon dernier virage à 90 au lieu des 110 sécuritaires avec mon 3 axes au risque d’un décrochage fatal à cause d’une rafale traitresse toujours possible ! Je mettais habitué au fil du temps et sans aucune explication rationnelle à un 90 “peinard” en dernier virage; vitesse habituelle de ma finale tout simplement! Rappel décisif non ? Nous nous étions tout simplement rencontré sans RV ! Alors quelques rencontres plus systématiques dans le monde ULM en dehors des manifestations officielles qui permettraient des échanges “sécuritaires” au bar de l’escadrille des clubs et autres assoc c’est si impossible que ça ?

    Vis à vis des instances européennes et/ou de la DGAC partenaires, les compétences à la tête de la FFPLUM suivie par ses 15 000 adhérents sont le meilleur garant massif de la défense de notre réglementation déclarative. Notre regretté Dominique Méreuze n’a t’il pas dit en clôture d’un Salon de Blois il y a 3 ou 4 ans avec son sourire légendaire devant un parterre de pilotes fidèles qu’ en cas de tempête réglementaire menaçante je cite: “Et puis ? on est 15 000 ! Ca compte !” Applaudissements ! Si on y rajoute des milliers d’emplois dérivés ou induits qui gravitent autour la réponse est oui naturellement… Une masse économique avec laquelle il faut compter non ?
    Pour positiver, le coup de vent actuel n’est (j’espère) pas un tsunami. Une chose est sûre: Ni les uns ni les autres n’avons un quelconque intérêt à une mise en place d’un règlement régimentaire car ce serait le début de la fin d’un magnifique espace de liberté dont on parlerait dans l’avenir en France comme d’un lointain souvenir…
    Nynjazen

  6. Tout a fait d’accord avec cet edito,ancien pilote planeur,avion et ayant basculé dans l’ULM en 1995 (JJe suis toujours propriétaire d’un COYOTE SE6 80CH) je pense qu’effectivement il serait bon de revenir aux fondamentaux de l’ULM concernant Pilotage et type de machine.
    Sinon c’est sur nous allons perdre une liberté chèrement acquise.
    C’est pourquoi je militerai pour que soit favorisé le développement d’un tube et toiles FRANCAIS sur un cahier des charges FFPLUM.
    Amicalement

  7. Bonjour Nynjazen et merci pour tes éloquentes interventions,

    Entendons nous bien, il ne s’agit absolument pas de faire des avions “le bouc émissaire” de nos déboires ! Mais on assiste ces dernières années de la part d’un certain nombre, à une volonté d’imiter l’aviation certifiée sous toutes ses formes (procédures, vol aux paramètres, instrumentation…) cette forme de pilotage issue de cette aviation, est utile et sécuritaire lorsqu’on en a les compétences !
    Elle demande une rigueur et un apprentissage long en rapport avec notre cursus adapté aux tubes et toiles. Les machines performantes d’aujourd’hui elles, réclament justement cette forme de pilotage alors qu’il s’agit d’Ulms (!)… Nous nous trouvons donc aujourd’hui devant un choix: Doit-on écarter ces machines de l’Ulm, ou devons nous créer de nouvelles obligations en matière de formation et de conduite de ces machines (carnet de vol, entretien etc…) ?

    Et là je dis: “ATTENTION à la réponse !!!”
    Nous avons l’exemple flagrant des US, CANADA, UK et ITALIE ! Où l’Ulm a été réduit à peau de chagrin (avec une exception pour le Canada et l’Italie où l’Ulm a toujours été limité).
    Augmenter la masse maxi ce ne sera pas sans concessions ! Les autorités auraient tendance à proposer cette solution pour pouvoir enfin légiférer et mettre un terme à nos libertés !
    ATTENTION ! Nous risquons d’ouvrir une porte que nous n’arriverons plus à refermer !

    Soyons sur nos gardes… Bons vols à tous et prudence

    Daniel

  8. Encore une nouveauté ! Certains aérodromes font de la discrimination entre les différentes classes d’ULM …sur la fiche VAC de l’aérodrome de LFHH Vienne Reventin (38) seuls les ULM de classe 2 , 3 , 4 et 6 sont autorisés. En clair les paramoteurs sont interdits ! Ce terrain est utilisé par un aéro-club ,pas de trafic IFR , une piste en herbe , pas de tour ni d’ATIS .. ah peut-être que c’est pour des raisons de sécurité car il y a parfois des camions sur la route en bout de piste ? ? ?

  9. Tout à fait d’accord avec ULM Actualité !
    Pour moi l’ULM est une façon de voler qui doit être simple, facile, économique et libre !!!
    Donc les trains rentrants, les hélices à pas variables, les volets façon avion de ligne sur de toute petites ailes, les pilotes automatiques, etc, je ne pense pas que ça soit de l’ULM……
    Et si pour garder notre liberté, il faut rester à 450kg, restons-y, il y a des constructeurs qui savent faire
    Il y a plusieurs façons de voler, et toutes sont formidables, de la plus simple à la plus complexe, mais faut il pénaliser ceux qui veulent juste faire un petit tour en l’air de temps en temps sur une machine simple parce que d’autres on les moyens d’avoir une machine complexe à 150 000€ même si ils ont les compétences pour parfaitement l’utiliser ?
    Pour moi c’est non, et je pense depuis longtemps que pour eux, il y a une catégorie qui existe déjà : l’avion !

  10. C’est ça, demandez des interdictions, des contrôles, des règlements appliqués à la lettre, demandez un roi (comme les grenouilles de La Fontaine) et on finira tous à pied ou à passer la tondeuse à gazon. Après tout, c’est ce qu’a toujours voulu l’administration: des aéronefs qui restent au sol.
    Ancien pilote privé avion (220 heures dont plusieurs vols internationaux avec traversée de la manche via Cherbourg sans GPS à l’époque) ayant ras le bol des donneurs de leçons adeptes du tour de piste des aéro-clubs.
    Je vole sur un appareil classé ULM performant et (très !) cher avec train rentrant et pilote automatique, certes , pas toujours dans les clous des sacro-saints 472.5kg (j’aime bien le 0.5…!) mais je suis mon régime !
    Je m’amuse beaucoup avec.
    Je vois des (vrais) ULM voler en espace contrôlé sans contact radio, j’en vois d’autre se crasher au décollage faute d’essence ou perdre des pièces en vol (qu’ils avaient monté eux même…).
    J’ai malheureusement aussi vu un pilote d’avion certifié se tuer après être rentré dans la couche et avoir fait n’importe quoi une fois en IMC, le contrôleur n’ayant rien fait d’ailleurs pour l’aider (dès fois qu’il soit responsable de quelque chose…), je le sais, j’étais en l’air et j’ai entendu les appels radio, je n’étais que passager sans accès au bouton d’émission, je le regretterai toute ma vie.
    Pour ce qui est des accidents d’avions certifiés, il n’y a qu’à lire les rapports du BEA, c’est édifiant et ça ne concerne pas que les pilotes privés…
    C’est ma troisième machine, (pour les jaloux bien français, rassurez vous, je l’ai achetée d’occasion et en copropriété) les trois premières étaient des tubes et toile: un trois axes puis deux pendulaires (en tout: 800 h sur ces machines)
    On a volé 300 h depuis l’achat (en deux ans 1/2).
    L’entretient est fait par un mécanicien aéronautique (oui, ça coute cher ! mais on est trois) selon le calendrier recommandé par le constructeur et avec des pièces venant de chez lui, nous, on se contente de contrôler visuellement, nettoyer, graisser et gonfler les pneus.
    Lors des visites de cent heures, je reste avec le mécano depuis toujours, je l’aide, lui passe les outils… bref fait l’apprenti; maintenant, je connais mon appareil sous toutes les coutures (ce qui n’était vraiment pas le cas lorsque je volais en avion).
    Si bien que je crois, maintenant connaitre ma machine mieux qu’aucune autre.
    Nous avons fait de longs vols, très préparés, avec la ferme intention de tout annuler en cas de doute météo.
    Voler, comme plonger ou faire de l’alpinisme, c’est une activité dangereuse, comme disait mon instructeur: si vous avez peur de tomber, surtout, ne volez pas ! (A ce sujet, j’aurais aimé faire de l’hélico mais je n’en ai pas les moyens et je n’ai pas confiance dans les classes 6 que je trouve sous motorisés avec un rotor sans inertie, ça ne me pousse pas à demander leur interdiction car il est très possible que je me trompe à leur sujet, mais j’en ai peur, tant pis, je me contente de les regarder.)
    Je suis bien conscient qu’on vit la fin d’une époque, ils y arriveront avec l’aide des pilotes eux mêmes, ceux qui demandent l’application stricte des lois, il n’y a qu’à lire vos messages.
    Les ULM performants seront classés “avions” doubleront de prix pour être certifiés (et perdront ainsi quasi tout leur intérêt) mais ça contentera ceux qui n’ont pas le courage de s’avouer qu’ils n’ont pas le niveau ou les moyens (ou la motivation) pour voler dessus. Et surtout rassurera les administratifs, partisans d’un espace aérien “à la chinoise” réservé aux militaires et aux avions qui rapportent des sous.
    Il nous restera les cerf-volants (pour les drones, rassurez vous ils s’en occupent aussi … )
    PS: J’ai beaucoup hésité avant de poster ça, je sais bien que je vais me prendre une volée de bois vert !

  11. Bonsoir (trop) vieux pilote…

    Je ne comprends pas trop ton intervention (…) où tu as peut être mal saisi le problème actuel !

    Tu es entrain de nous expliquer qu’il ne faudrait pas demander le respect des règles ? (!?)

    Cela fait des lustres qu’à ULM Actualité “l’on met en garde certains pilotes téméraires” à ne pas franchir la ligne jaune en masse (MTOV) et en comportement ! Nous avons expliqué à maintes reprises (nous ne sommes pas les seuls par ailleurs) la fragilité de l’annexe II qui est remis en cause A CHAQUE ACCIDENT par les autorités !

    Hors, l’année 2015 a été l’année noire de l’ULM alors qu’il y avait une baisse de mortalité les années précédentes. La liberté que tu chérie tant ne peut être obtenue qu’en démontrant que nous n’avons pas plus d’accidents que pour l’aviation certifiée, c’est ce qui faisait notre force ! La FFPLUM pouvait s’assoir à la table des négociations avec une certaine fierté, alors qu’aujourd’hui, c’est “en se regardant les godasses” qu’elle pourra débattre (débattre est un mot fort, on va dire sauver les meubles) !

    La réalité est là ! Une petite poignée d’individus ont mit en péril tout un mouvement.

    Je vois que tu crains de perdre ces libertés, c’est bien, mais tu ne peux et ne doit pas tenir un tel discours (si j’ai bien compris ton commentaire) celui de dire: -”Non Monsieur l’agent, moi je sais rouler vite !” (c’est une métaphore bien entendu). C’est bien à cause de ces “entorses” au règlement que les autorités nous scrutent à la loupe.

    Alors, pour sauver ce qu’il nous reste et qui est bien compromis, oui nous réclamons le respect des règles et qu’il y a t-il de mal à ça ! Et ne me dites pas que les dépassements de masse sont la faute des constructeurs ! Vous connaissez parfaitement la masse de votre machine avant l’achat ! Il est de votre devoir par la suite, de ne pas la charger comme une barrique pour voler.

    Quand on vole avec de “vrais avions de chasse” sous régime Ulm, il est compréhensible de s’attirer les foudres des autorités d’abord et des pilotes PPL ensuite… Sauf, si les règles sont respectés, dans ce cas, ils n’auraient rien à nous reprocher à part une jalousie légitime… Non ?

    Bons vols à tous et soyez extrêmement prudents.

    Daniel

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