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L’ ULM à l’ Italienne

Par • 29 nov, 2009 • Catégorie: L' ultraléger à l'étranger • Commentaires: 13 commentaires»
ALI DI CLASSE

ALI DI CLASSE

L’ aeroclub “ALI DI CLASSE” club d’ ULM Italien situé à Lido di Classe au sud de Ravenna sur la côte Adriatique nord Italie (130 km au sud de Venise), est un club de passionnés installé sur une piste privée de 700m X 20m de large à deux pas de la mer.

Parmis ses membres il y a des anciens pilotes du 5ème Storm, base aérienne militaire non loin du club, à 4 km de CERVIA (RA) rendue célèbre lors de la guerre de l’ex Yougoslavie, pour avoir hébergé l’ Aviation Militaire Française pendant le conflit.

Étant sur les lieux, je ne pouvais pas laisser passer cette occasion de visiter l’un des plus grands clubs Italien d’ Ultralégers.

L’accueil fut très agréable et les échanges avec les quelques pilotes présents sur “nos différences” nombreux. Il Sig. PAGANELLI, pilote du club, nous ouvrit le chemin pour la visite:

ULM Actualité: Votre structure est superbe et bien finie, cela ne s’est pas fait en un jour, comment et quand est né votre association ?

Ali di Classe: C’est un groupe de passionnés en 1987 le 11 novembre exactement, qu’ils décidèrent de fonder le club afin de promouvoir l’ Ultra léger. Au début la piste était à quelques centaines de mètres de la mer et ne faisait que 220 m de long.

U.A. : Je vois que vous avez pas mal de matériel et notamment des appareils de la TECHNAM.

A.C. : Oui, nous avons en dotation au club un P 92, deux P 92 ECHO, un P 92 SUPER et un P 2002 SIERRA. Au début nous avions des tubes et toile Américains de type CHALLENGER montés de moteurs ROTAX 503, plus tard des FIREFOX… mais cela a bien évolué avec le temps.

U.A. : Des appareils sont parqués dehors sous une bâche, ce sont des membres du club ou des pilotes de passage ?

A.C. : Ce sont des “touristes” de passage pour quelques jours à qui nous laissons une place et prêtons des vélos pour se rendre à la plage. Ils viennent des quatre coins d’Italie, vous savez que nous sommes qu’à 3 à 4 heures de vol de la France ?

U.A. : Le seuil de piste est à quelques mètres de la route, la corde tendue entre deux mats avec les gros repères fluo vous oblige à “lever” votre pente, pas de problèmes pour passer dessus ?

A.C. : Les autorités nous ont obligés à cela, mais cette corde a des “fusibles” et ne pose aucun problème, vous pensez bien que sans elle, les pilotes passeraient entre les voitures (sourire).

U.A. : Vos hangars ont des systèmes très ingénieux à ce que j’ai pus constater.

A.C. : Oui, chaque hangar contient 3 à 4 appareils, les deux du milieu sortent par devant et les deux latéraux sont sur des “plateaux” sur rails et sortent par le côtés, puisque entre chaque hangar il y a un vide pour les sorties latérales, tout en conservant les appareils face au taxi way. Il n’y a aucun risque de collision entre les ULM et chacun peut sortir sans déranger l’autre. En plus les hangars peuvent être bas et fins en profondeur, ce qui facilite leur construction et les rends moins onéreux.

U.A. : Et l’ école ULM ?

A.C. : Il y a 3 instructeurs:

  • Instructeur et Directeur de l’ École ULM Stefano BEZZICCHERI
  • Instructeur ULM Fabio ANNESSI
  • Instructeur ULM Urbano FLOREANI

Nous prenons les élèves en groupe par deux sessions annuelles, les cours théoriques sont intégrés dans le forfait école qui comprennent:

  • 16 heures de vol en double commandes (selon candidat)
  • 2 heures de vol en solo après lâché
  • 35 heures de théorie en salle de cours au club house

Nous mettons l’accent sur le sérieux et la sécurité.

U.A. : Au vu de la structure le Staff des dirigeants doit être impressionnant ?

A.C. : Le Conseil d’ Administration est composé de sept membres élus:

  • Gianfranco CORTESI Président

    Pinarella di Cervia

    Pinarella di Cervia

  • Berardo RICCI Vice-Président
  • Stefano BEZZICCHERI Directeur école ULM
  • Giacomo GIOVANNETTI Conseiller
  • Federico SARTINI Conseiller
  • Alessandro MONACHESI Conseiller
  • Silvano TEODORANI Conseiller

ULM Actualité : Le mot de la fin…

Ali di Classe : Les pilotes Français sont les bienvenus !

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13 commentaires »

  1. Bonjour,

    je suis pilote ULM 3 axes et j’aimerai acheter un hélicoptère ULM.
    Compte tenu de la réglementation Française
    Quels sont les possibilités de passer un brevet de pilote hélicoptère ULM en Italie?
    Est-il possible de l’immatricule en Italie?

    Cordialement

    Buongiorno,

    sono pilota ULM 3 assi e gradirò comperare un elicottero ULM.
    Tenuto conto della regolamentazione francese
    Quali sono le possibilità di passare un brevetto di pilota elicottero ultraleggeri in Italia?
    È possibile della immatricule in Italia?

    Cordialmente

  2. Bonjour Aimé,

    L’ ulm hélico en France pour l’instant ça bouge (voir l’article sur le site sur le sujet), je te conseille de te rendre ici http://www.helico-ulm.org/ où tu trouvera tes reponses.
    Pour le moment tu peux passer ton brevet en Italie, tu peux acheter un hélico ulm en Italie, mais tu ne pourra l’utiliser qu’en Italie. En l’état actuel des choses, en France tu ne peux piloter ces hélico ULM qu’avec un brevet d’ hélico et une immatriculation en CNRA ou CNSK. Il serait intéressant que tu te fasse connaître auprès du site helico-ulm.org et de la FFPLUM qui a lancé une campagne Nationale afin de connaître le nombre de pilotes ou futurs pilotes intéressés par l’ hélico ulm.

    Voilà j’espère avoir satisfait à ta demande.
    Bons vols

    Daniel

  3. Bonjour

    Je recherche des renseignements.je viens d’acheter un storm 300 spécial équipé d’un moteur rotax 914,sous règlementation italienne et immatriculé en italie. La personne qui m’a vendu l’appareil, un français, volait en france et m’a dit qu’en le laissant sous la règlementation italienne, je pourrais en faire autant. La DGAC n’a pas su me renseigner et m’a dit qu’en france cet appareil serait considéré comme avion pour l’immatriculer en française.

    A votre avis, avec mon brevet ulm français et sous cette règlementation, puis je piloter en france?

    avec mes remerciements

  4. Bonjour jaquet,
    Le Storm 300 en France est sujet à beaucoup de contreverses à cause de son embonpoint. Il y a eu certains Storm, qui affichaient 380 Kg à vide sur la balance. A l’époque les constructeurs “jouaient” sur les masses à vide et rejetaient la responsabilité sur les propriétaires qui allourdissaient leurs machines par des triple réservoirs à grande contenance, des tableaux de bord à faire palir le moindre pilote de ligne, bagages à l’excès et passagers “lourds”. Hors, pour être dans les clous, il fallait voler seul avec un dé à coudre d’éssence… Avec la nouvelle réglementation, le costructeur, lors de sa déclaration sur la fiche d’ identification Ulm, il doit certifier sa masse à vide par un engagement où sa responsabilité pourrait être mise en cause…

    Sur le Mondial de l’Aviation, le Storm 300 est considéré ULM, Masse 450 Kg, VSO 56 Km/h. Voler en France avec un appareil Italien (immatriculé) est tout à fait possible si, ce type d’appareil n’est pas “frappé” d’interdiction en France et si son “port d’attache” est en Italie. Sous l’aile il doit y avoir le département du “port d’attache” précédé par deux lettres. Ce numéro est donné par la DGAC lors de la demande de la Carte d’Identification.

    Pour réclamer une Carte d’Identification auprès de la DGAC, vous devez être en possession de la Fiche d’Identification et d’après ce que je crois comprendre, vous n’avez ni l’une, ni l’autre. Comment procéder:

    - Est-ce une construction de série ou un kit avancé (51% déjà monté) ?
    si oui, réclamer une fiche d’identification auprès du constructeur http://www.stormaircraft.com/certificate.htm ils ont cette fiche tamponnée et signée par la DGAC (visible sur le site du constructeur)

    - Est-ce une construction amateur ou un kit ?
    si oui, c’est à vous de créer la Fiche d’Identification en réclamant tous les documents necessaires à la DGAC afin d’enregistrer la Fiche d’Identification (attention, à partir de là, c’est vous qui engagerez votre résponsabilité sur l’aptitude au vol de la machine, il y a des tests en vol et des tests de décrochage, la Fiche doit comporter VSO VNE etc…)

    Une fois la Fiche d’Identification obtenue, vous n’aurez qu’à réclamer la Carte d’Identification. La Fiche est attachée à la machine à vie et doit suivre celle-ci lorsqu’elle est vendue. La Carte est renouvellable tous les deux ans

    Votre machine pourra alors voler en toute sérénité en France. Si vous possedez la Fiche d’Identification, la DGAC ne peut pas vous refuser la Carte d’Identification ! Pour les essais en vol vous aurez la possibilité de les exécuter sans problèmes (seul à bord).

    Voilà, sujet assez administratif et long, mais comment être plus court !
    Bonne chance et après bons vols

    Daniel

  5. Bonsoir Daniel
    Merci d’avoir répondu mais le problème que j’ai actuellement est que la DGAC ne veut pas me donner de carte d’identification pour cet appareil car je suis équipé d’un moteur ROTAX914 qui fait 115 cv car pour eux il est considéré comme un avion et plus comme un ulm.Donc mon appareil a une carte d’identification ULM italienne et son port d’attache est à Rome mais l’appareil se trouve en France et vole en france;ai-je le droit de continuer comme ça puisque on est dans l’union européenne?
    Si je vous comprends bien, un appareil équipé d’un rotax 914(115 CV) classé ULM en italie ne pourrait pas voler en france car la motorisation maxi autorisée est un ROTAX 912(100 CV).
    merci
    Philippe(jaquet)

  6. Bonsoir Philippe,
    En effet, en France les Ulm sont limités à 80 cv en continu, le 914 115cv est assez loin de la limite cette puissance est atteinte au régime maxi.
    Dans tous les cas si vous détenez la Fiche d’Identification (ATTENTION ! Fiche et non Carte) si sur cette fiche est stipulé Rotax 914 dans la case moteur, la DGAC n’a rien à dire et doit faire la Carte d’Identification, car cette Fiche à été validée par la DGAC pour le constructeur, sauf si cette Fiche stipule un moteur Rotax 912. Si vous n’avez pas de Fiche, essayer de la réclamer à l’ancien propriétaire ou au constructeur sinon vous êtes en possession d’un appareil non réglementaire. Si tel est le cas, vous n’avez pas le droit de voler même basé en Italie. Ex: interdiction faite aux Ulm Hélico Italiens de se poser en France même pour exposition. Le Kompress exposé en France est immatriculé en CNSK.
    Vérifiez donc votre Fiche d’Identification Ulm et voyez si le moteur à été remplacé par les anciens propriétaires.

    Bonne chance
    Daniel

  7. Bonjour,
    Je trouve tout de même un peu gros qu’une personne qui achète un appareil équipé avec un 914 de 115cv et qui fait 380kg à vide, puisse ne pas comprendre qu’il n’est pas possible de voler dans la catégorie ULM en France avec un brevet Français.
    Jean-Michel.

  8. Bonsoir Jean-Michel,

    Et oui, la passion du vol fait parfois “oublier” les règles. Mais à décharge du pilote qui s’est un peu laissé convaincre par le vendeur, le poids de 380 kg était un exemple d’un appareil, pas le sien.
    Bons vols

    Daniel

  9. JE SOUHAITE ACHETER un ULM ITALIEN, le PARROT de Marc Ingenio, qui n’est pas actuellement non importé en France..( en cours de certification allemande)
    Avec une immatriculation italienne, puis je voler en FRANCE avec une licence ULM Française ?
    merci pour votre aide
    JP ROYER 06 08 07 94 05

  10. Bonsoir JP,

    En fait deux options s’offrent à toi pour voler avec une machine étrangère en France:

    Les machines obtenant le sésame Allemand (DULV) qui est l’homologue de notre FFPLUM en Allemagne, n’auront qu’une “certification” pour le pays d’où provient cette homologation ! L’Italie est très “friande” de cette certif pour des raisons obscures (visite des agents homologateurs Allemands en usine leur permettant un “entrainement” à une future certification aéronautique réelle peut être…) en tous cas, le certificat DULV ne te servira en rien en France, puisque la réglementation ULM est à la charge de chaque Etat membre de l’Union et échappe à la réglementation Européenne.

    1) La machine immatriculée en Italie, peut tout à fait voler en France avec ta Licence Française (libre circulation des biens et des hommes sur le territoire), que si celle ci reste basée en Italie. Cela veut dire qu’elle pourra être basée en France que momentanément (occasionnellement, lors des voyages transalpins), mais son port d’attache doit rester en Italie, ainsi que son assurance.
    A cela une raison de taille, l’assureur Français n’assure que des ULM reconnus comme tel (Carte d’Identification), tu pourras l’assurer aisément puisque ceux-ci ne te réclament aucun document, mais qu’en est il en cas d’accident ? Lorsqu’ils verront qu’ils n’ont pas assuré un ULM (reconnu) ? Je te laisse deviner…
    Je te mets tout de même en garde sur cette situation… …ça pue ! Il y a le port d’attache de droit (celui indiqué sur les documents Italiens) et le port d’attache de fait, celui constaté par les autorités lorsqu’elles s’aperçoivent que la machine se trouve toujours au même endroit !!!
    L’ULM Français, doit avoir le département du port d’attache sous son aile, précédé de deux lettres fournies par la DGAC, seule habilitée à te les fournir lors de la demande de la Carte d’Identification…
    Pour immatriculer une machine en France, il te faudra immanquablement la fameuse Fiche d’Identification que seul le constructeur pourra fournir s’il en a fait la demande auprès de la DGAC.
    En effet, chez nous, ce n’est pas la Fédération (comme en Allemagne) qui délivre cette fiche.

    2) Si le constructeur n’a pas fait de demande auprès de la DGAC, tu pourra la faire toi même comme un constructeur amateur, mais ATTENTION !!!
    A partir de cet instant, tu engage ta responsabilité quant à la qualité de vol de ta machine. Tu dois d’ailleurs exécuter des tests en vol de décrochages, vitesses limite etc… et tu devra certifier sur l’honneur l’exactitude des chiffres annoncés, comme la masse à vide par exemple. Tu ne pourras te contenter des chiffres annoncés par le vrai constructeur, ceux-ci étant souvent “optimisés” (comme la masse à vide) pour la vente !
    Parti de là, tu obtiendras la Fiche d’Identification qui te servira à l’obtention de la Carte d’Identification (document obligatoire valable 2 ans). Cette Fiche ne sera délivrée que pour ta machine et elle seule et ne pourra servir aux autres machines de série, car sur ta fiche, il y aura la lettre “A” de “Amateur” au sujet de sa construction.

    Voilà JP, j’espère avoir répondu à ta question.

    Cordialement

    Daniel

  11. Bonjour,

    Je suis intéressé par un Skyarrow 450 T équipé d’un 912 80 ch qui est immatriculé et basé en italie actuellement.

    Savez-vous s’il est facile d’obtenir la fiche et la carte d’identification en France. Que faut-il exiger comme documents au vendeur ? Et que faire si la documentation italienne n’a pas été renouvelée depuis plus d’une année ?

    Merci beaucoup pour votre aide.

    Philippe

  12. Bonjour Philippe,

    Le Skyarrow 450 T (450 de 450 kg) est un Ulm construit par Magnaghi Aeronautica S.p.A. Marc Monin de Majesty aviations, l’importateur en France du Sky Arrow, pourrait vous aider sans problème.
    Pour obtenir votre Carte d’Identification, vous devez posséder la Fiche d’Identification délivrée par le constructeur (le vendeur étant Italien, ne peut posséder cette Fiche, donc, vous devez la réclamer a son constructeur ou importateur).
    Le vendeur doit vous remettre le Manuel de vol et le Manuel d’utilisation (maintenance) obligatoires en France (eux aussi vous pouvez les demander au constructeur ou importateur si le vendeur les a perdus !)
    Voilà, à vous de jouer.

    Bons vols

    Daniel

  13. Bonjour,
    Je vais travailler pendant 3 ans en Italie vers Bologne. Je suis actuellement titulaire d’un PPL et je compte passer prochainement mon brevet ULM pratique + emport passager + QLIF radio.
    Pour voir mon fils les weekends je prévoyais d’acquérir un VL3 et faire la navette régulièrement jusqu’à Toulon soit 2h de vol.
    J’avoue que depuis que je vais sur les forum, j’ai bien du mal à savoir si mon projet est réalisable.
    Il me semblait qu’il suffisait de déposer un plan de vol VFR et d’éviter toutes les zones contrôlées pour pouvoir me rendre en France et rentrer en Italie.
    Est-ce qu’il vaudrait mieux l’acheter et l’immatriculer en Italie? Dans ce cas devrai-je passer une qualification ULM avancé? D’autre part, la limitation de hauteur de vol à 500 et 1000ft signifie-t-elle que l’on ne peut pas utiliser les niveaux VFR au dessus voire faire du VFR on top?
    Merci d’avance pour votre aide.

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