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Ca y est ! La puissance maximum continue n’est plus !

Par • 19 nov, 2010 • Catégorie: News • Commentaires: 5 commentaires»

ROTAX 912 SLe Journal Officiel de la République Française vient de publier le nouvel Arrêté N° 0265 du 16 novembre 2010 concernant la puissance maximum de nos moteurs Ulm et leur vitesse minimum.

En effet cet arrêté vient en finir avec l’ambiguïté de puissance maximum et puissance maximum continue. Aujourd’hui on ne parlera plus que de puissance maximum. Comme nous le confirme la FFPLUM, je cite:

Ces modification de l’Arrêté initial font suite à une demande de la FFPLUM, inscrite au “Programme du Comité Directeur 2009-2013″ ; elles voient donc le jour à la suite de plusieurs réunions avec les services de la DGAC concernés. Il s’agissait notamment de sortir de l’ambiguïté entre la puissance maximum continue et la puissance maximum. C’est désormais cette dernière notion qui subsiste seule et qui sera désormais à prendre en compte. Fin de citation.

Commentaires de la FFPLUM:

I – En ce qui concerne “la vitesse minimum”, il s’agissait de mettre la définition  au diapason de celle de l’Annexe II du Règlement Européen 216/2008 sur le sujet.
    La nouvelle définition de la vitesse minimum n’implique donc plus de devoir maintenir une vitesse minimum de 65 Km/h en continu. Pour les appareils qui décrochent, il suffira que cette vitesse de décrochage ne soit pas supérieure à 65 Km/h.

II – Pour ce qui est de la puissance des moteurs des ULM,  c’est la notion de “puissance maximum continue” qui est supprimée. En revanche, cette puissance reste limitée, pour chaque classe d’ULM,  à la seule et simple notion de “puissance maximum.

     La prise d’effet du nouvel arrêté est fixée à dans 3 mois, c’est à dire au 16 Février 2011..

Exemple concret : 

Le texte initial, encore en vigueur  jusqu’au 16 Février 2011, permet à un ULM biplace pendulaire d’être propulsé par un moteur jusqu’à 81 ch de puissance maximum continue, et jusqu’à 102ch de puissance maximum (pour le décollage essentiellement et sur un court laps de temps).
Dans trois mois il lui sera autorisé un moteur de 102ch de “puissance maximum”, tout simplement !
Ainsi, par exemple et dans ce cas précis, le Rotax 912 S n’aura plus besoin d’être vendu avec des culasses bleues en France, associées à une limitation de puissance maximum continue  à 81ch, alors qu’il est monté à l’étranger avec des culasses vertes, associées à une puissance maximum continue supérieure…les culasses pourront toutes avoir  la même couleur !…ce qui facilitera par ailleurs l’acquisition d’ULM identifiés initialement à l’étranger.
En conséquence, la puissance maximum autorisée (continue ou pas, en fonction du manuel d’utilisation du constructeur du moteur), pour toutes les marques, passera dans 3 mois, de 81ch à 102ch pour les biplaces pendulaires et multiaxes…et le principe est exactement le même pour chacune des autres  classes, en biplace et en monoplace.

Une précision : 

Dans le texte initial, toujours en vigueur pendant les 3 prochains mois, (Navigabilité des ULM – Arrêté du 23 Septembre 1998 – Titre 1 – Généralités – Article 2 – Modifié par Arrêté du 4 mars 2004), la définition de la puissance maximum des moteurs pour la classe 2 (pendulaire) est inscrite dans la définition de la classe 3 (multiaxe), “Un ULM de classe 2 ou de classe 3 – pendulaire ou multiaxe – répond aux conditions techniques suivantes : la puissance maximale continue est inférieure ou égale à 45 KW pour un monoplace et à 60Kw pour un biplace…la puissance maximale est inférieure ou égale à 60 kW pour un monoplace et à 75 KW pour un biplace….”.
C’est pourquoi le nouvel arrêté modificatif ne fait référence qu’à la modification de la définition de la classe 3 !!!
En modifiant le paragraphe relatif à la définition de la classe 3, l’arrêté modifie en même temps, et la définition relative à la puissance des moteurs de la classe 3 (multiaxe),  et celle de la classe 2 (pendulaire)…!

En résumé :

Classe                         Monoplace – Puissance Max      Biplace – Puissance Max

Paramoteur                          60 kw  (81ch)                            75kw  (102ch)
Sous classe A1                   30kw   (40ch)

Pendulaire                           60kw  (81ch)                              75kw (102ch)
Sous Classe A2                   30kw  40ch)                         

Multiaxe                              60kw (81ch)                               75kw (102ch)
Sous Classe A3                   30kw  (40ch)                                        

Autogire                              75kw (102ch)                               90kw  (122ch)

Aérostat Dirigeable              75kw  (81ch)                               90kw  (122ch)

Dominique Méreuze
Président de la FFPLUM

T.R. (source FFPLUM)

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5 commentaires »

  1. Je prends connaissance du nouvel arrêté limitant la puissance des ULM (gyro) a 122HP.
    Cet arrêté changera t-il de nouveau pour la classe 6 ; j’en doute.

    J’ai le regret de constater que cette limitation exclue, sans parler du poids, tout bi-place côte à côte qui se respecte.
    La classe 6 ne sera donc qu’une justification réglementaire destinée aux hélicoptères monoplace et aux kompress déjà immatriculés ULM italien. Pas de grande révolution.

    Exit les espoirs de formation en hélico ULM?

    Concernant, les devis de masses, un AK1-3 par exemple, équipé d’une nouvelle turbine très légère, affiche 310 Kg ; encore beaucoup trop. Afin d’atteindre 450Kg ou 472,5 (avec un parachute qu’il faut bien intégré quelque part..) il faudra, outre la turbine, repenser totalement un appareil avec un anti-couple hydraulique et en employant uniquement carbone, titane et autres matériaux techniques et chers.
    Ensuite il conviendra de valider le proto, de s’assurer que l’appareil fasse ses preuves avec un millier d’heures de vol, et d’envisager une production en série. Rendez-vous donc dans quelques années…
    Est-ce que cette aventure mérite d’être entreprise, sachant qu’avec 122HP, les performances ne seront, au plus, que très modestes….

    Est-ce qu’un appareil équipé d’un système de flottabilité d’urgence peut être assimilé à un ULM équipé de flotteurs?
    Cette option pourrait permettre d’être un peu moins serré sur les poids.

    L’avenir des hélicoptères 2 places non certifiés peut également se placer (outre le CNSK) dans la catégorie LSA, plus cohérante en terme de masse et puissance. Certains appareils LSA N-Reg volants déjà en Europe ? Peut-on me le confirmer.

    Recevez chers collègues mes meilleures salutations
    Patrick JOLIVET / AERO SYSTEMES

  2. Bonjour Patrick,

    Alors, pour la classe 6, la puissance max en principe est celle des voilures tournantes, donc celle des autogires. Mais, Dominique MEREUZE, voir son commentaire pense un peu plus pour les hélicos, ce n’est pas encore décidé.
    Pour l’équipement de secours dont tu parles, en principe ce n’est pas considéré comme des flotteurs à part entière (caissons en fibre ou alu dotés de virures de carène comme pour les bateaux pour les effets de stabilité et de déjaugeage, avec souvent dotés de roues pour le posé sur piste)

    Le règlement stipule une augmentation de la masse en vol de 5% lorsque la machine est équipée d’un parachute, ce qui porte la masse maxi en vol à:

    450 kg x 5 / 100 = 472,5 kg (biplace) 315 kg (monoplace)

    Et une augmentation de masse en vol de 10% lorsque la machine est amphibie ou Ulm hydravion à flotteurs, ce qui porte la masse maxi en vol à:

    450 kg x 10 / 100 = 495 kg (biplace) 330 kg (monoplace)

    Ces augmentations de masses ne sont pas cumulables, on prend la plus élevée et non 5%+10%=15%. On ne prend que les 10%.

    Le fait justement d’ “entrer” l’hélico léger dans la classe 6 Ulm, peut permettre, non pas d’alléger par des matériaux coûteux, mais d’alléger par la suppression de l’ “inutile”, rendu comme tel justement par le fait même de la classe 6 Ulm. Dominique MEREUZE est on ne peut plus clair: “La classe 6 sera Ulm, ou elle ne sera pas !” Donc si cette classe devait capoter, ce sera par les constructeurs qui n’auraient pas réussi à intégrer leurs machines dans les règles de l’ Ulm.
    Effectivement Patrick, tu as raison de souligner ce fait qui pour nous, en France, avec ces dix à quinze années de retard sur les Italiens, pourraient nous mettre en position de faiblesse face aux machines comme le KISS biplace tout carbone à turbine ou le KOMPRESS biplace tandem entrant complètement dans les règles Ulm. Que veux-tu, il fallait bien commencer un jour. Charge aux constructeurs de relever le défi… (pour ceux qui ont le désir d’intégrer cette classe).

    Pour ce qui est des LSA, la volonté de la FFPLUM, comme l’explique Dominique MEREUZE sur la video, est de donner la “chance” aux passionnés d’accéder à l’hélico par la voie de l’Ulm. Pour le moment la LSA n’est qu’une “reprise” de la LSA US à la sauce Européenne, mais n’est pas vraiment ce qu’attendaient certains pilotes, à savoir; une catégorie autonome sans contraintes inutiles comme l’Ulm. Certains multiaxes LSA volent aujourd’hui en France et Europe sous laissez-passer (Permit To Fly – PTF) délivrés par l’EASA pour une durée de deux ans.

    Les débats qui ont durés trois années entre partisans et opposants, est aujourd’hui clos. Reste à finaliser la manière de mettre en place cette nouvelle classe 6.
    J’espère avoir satisfait à ta demande. Commentaire pertinent, ces questions de puissance et de masse autorisées échappent souvent à la plupart d’entre nous.

    Amicalement

    Daniel

  3. Cher Daniel,
    Un commentaire en attire un autre…(toujours pour les bi places)
    Même si mon premier commentaire pouvait paraître péssimiste, je serai ravis de découvrir de nouvelles machines (hélico) bi places ULM qu’il s’agissent d’appareils italiens ou autres.
    Mais supprimer l’inutile ne doit pas contrainde à supprimer l’utile… La puissance en faisant partie.
    Rappelons que lorsque l’on détare significativement une turbine, elle s’arrête !!!
    Nous ne pouvons pas encore parler de liste en matière d’hélico ULM biplaces…
    Tu rapelles dans ta réponse que la FFPLUM pense “un peu plus en terme de puissance” (donc un nouvel arrêté ?)
    Donc une faible lueur d’espoir….A suivre
    Cordialement

  4. En effet Patrick,
    Faisons confiance aux professionnels de l’hélico, la FFPLUM n’est pas seule dans cette aventure. De toute façon, lorsque la classe 6 sera signée, un nouvel arrêté sera mis obligatoirement en place, ne serait-ce que pour “immortaliser” cette nouvelle classe, avec donc: puissance, poids etc…
    Il y a fort à parier que ces professionnels sauront donner les limites de puissance imposées dans cette discipline.

    Cordialement
    Daniel

  5. Bonjour,

    Pouvez-vous me dire qu’elle est actuellement la puissance moteur maximum pour la classe 6 ulm français?

    Merci

    José ROBERT
    Membre ffplum

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