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Le turboréacteur, moteur Ulm ?

Par • 12 déc, 2010 • Catégorie: News • Commentaires: 12 commentaires»

La question pourrait faire bondir quelques uns de nos camarades et pourtant…

Eric VIRET pilote parapente et paramoteur a volé à la dernière Coupe ICARE à St. Hilaire (38) avec un paramoteur peu commun, puisque celui-ci était à réaction !Eric VIRET

Inspiré par Yves ROSSY (Jetman), inventeur Suisse de l’aile rigide sur le dos, poussée par 4 réacteurs JETCAT  P200 SX, moteur réservé à l’aéromodélisme de grande envergure (Petits Gros).

Yves ROSSYEtant voisins, Eric s’est fait aider par Yves, ensembles ils se sont rendus à la Société JETCAT en Allemagne. Très intéressés par le concept, ils ont prêté 2 moteurs P200 SX ainsi que l’assistance de leurs ingénieurs.

Le vol a réussi à la perfection, un vol ne dépassant pas dix minutes. Les moteurs à réaction sont très gourmands en kérosène. La complexité réside dans la synchronisation des moteurs à la mise des gaz, celle-ci était confiée à une platine électronique “maison”, réalisée par un ami d’Eric.

Même si cette solution n’est pour l’instant que ludique, consommation excessive, gestion moteurs complexe, chaleur intense (800°) à l’arrière des tuyères risquant de bruler la voile, surtout au décollage. Le concept pourrait se démocratiser à long terme. La poussée agréable, selon le pilote, envoyant celui-ci aux alentours des 70 km/h et affirmant qu’un jour il dépassera les 100 km/h en paramoteur. La consommation se réduisant avec l’altitude, la fiabilité et son faible poids en rapport à la puissance fournie, font de cette alternative une idée très intéressante.

Il est vrai que de transformer nos trapanelles volantes en jets, ne servirait à rien. Avoir sous les ailes, autant de “petits réacteurs” qu’un B 52 n’apporterait rien, à part le plaisir ou la frime de piloter un jet et la conso qui va avec.

Pourtant, vu son faible poids, pourquoi pas une motorisation auxiliaire, ou de secours !? L’encombrement réduit, peut justement rendre son installation aisée. Un petit réservoir de kéro planqué, juste de quoi chercher à s’envoler pour un motoplaneur, ou de chercher à se poser après une panne du moteur principal pour un Ulm.  J’entends d’ici les “turbineux”: “N’importe quoi ! Une turbine ne se gère pas en claquant des doigts !” Avouez que dans ce domaine de recherche, le champ est libre ! Et les idées venant de tous horizons, bonnes à prendre. D’ailleurs, des vols à réaction avaient été déjà réalisés il y a une dizaine d’ années sur un petit pendulaire, à l’époque les petits moteurs à réaction n’étaient pas encore au point, ce n’était encore que des protos.

Le moteur:

Il s’agit du JETCAT P200 SXJETCAT P200 SX

  • Constructeur……………….JETCAT GERMANY
  • Poussée maximale………………………230 N
  • Poussée………………….230 N à 112000 t/min
  • Poussée résiduelle………………………….7 N
  • Poids avec startmatic………………….2370 g
  • Diamètre…………………………………..130 mm
  • Longueur………………………………….350 mm
  • Nombre de tours……..33000 à 112000 t/min
  • T° gaz échappement……………………….750°
  • Consommation (max.)……………..730 ml/min
  • Carburant………..Jet A1, Kérosène, Pétroleum
  • Lubrification…..Environs 5% d’huile mélangée
  • Intervalle maintenance……………………..50 h
  • PRIX…………………………………………..4 595 €

JETCAT envisage pour le futur, la construction de petits réacteurs beaucoup plus puissants, pour l’instant il en faudrait plusieurs pour avoir une poussée raisonnable.

D.M.

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12 commentaires »

  1. Bonjour!

    Merci pour ces commentaires, ils ne vont pas tous dans le sens de la vision que je me fais de ce système de propulsion, mais… (on peut tout imaginer)

    Depuis ce vol de St-Hilaire j’ai une nouvelle aile renforcée, et les projets sont devenus plus concrets… l’expérience continue, et je suis bien motivé. A suivre…

    A un de ces quatre peut-être, tout de bon, Eric

  2. En effet mon cher Eric,
    Je me suis laissé porter par l’imagination… ce grâce à ton concours. Tu ouvre des portes nouvelles où tu démontre que tout est possible. Enfin, le réacteur n’est pas permis en Ulm, mais le turbo hélice…
    Bonne chance pour ton vol et prudence !
    A un de ces quatre peut être et donne nous de tes nouvelles ces pages te sont consacrées.
    Daniel

  3. Cher ami,

    un réacteur ne peut pas être puissant, car il délivre une poussée indépendante du temps pendant lequel il travaille.

    parlons de force !

    bien à vous

    DV

  4. Merci Dominique de votre éloquente mise au point.

    Il est vrai que nous ne sommes pas trop familiarisés avec ce type de moteurs…
    En tous cas n’hésitez pas à intervenir, surtout lorsqu’il s’agit de rectifier un point de vue qui a toute son importance.

    Daniel

  5. De toute façons, un réacteur sur une machine lente n’a strictement aucun intérêt car le rendement est extrêmement mauvais: il est bien plus profitable d’accélérer faiblement un grand volume d’air (= hélice) que d’accélérer très fortement une petite quantité d’air…
    Si l’on veut absolument une turbine, alors il faut choisir un turboprop, qui permet, grâce à l’hélice, des rendements acceptables, mais la consommation restera très élevée ce qui est un gros inconvénient sur un ULM (poids).
    Si l’on veut les avantages de la turbine (absence de vibrations,compacité, poids contenu), sans en avoir les inconvénients (prix démesuré, consommation énorme), il y a une solution: le moteur Wankel: c’est un type de moteur très fiable, la consommation d’essence est intermédiaire entre celle d’un 4 temps et celle d’un 2 temps, aucun risque de grippage, mais il faut compter ~1% d’huile pour le graissage des segments de rotors.
    Pour rappel, Citroën avait construit un hélicoptère à moteur wankel Comotor qui avait donné toute satisfaction, projet abandonné uniquement à cause de la faillite et reprise par PSA…I
    Inconvénient du wankel: ne supporte guère la 100LL (encrassement par le plomb), les gaz d’échappement sont chauds et rapides, ce qui implique donc un silencieux aussi volumineux que celui d’un 2 temps de hautes performances (voir par ex. les échappements du Simonini Victor 2), et le TBO d’un Wankel est ~de la moitié de celui d’un 4 temps (nécessite alors une réfection de la segmentation), mais la révision est BEAUCOUP plus simple que sur un moteur à pistons car il y a très peu de pièces mobiles…

  6. CQFD !

    Merci petrel

    Daniel

    P.S. : L’article a permis de nous évader quelque peu…

  7. bonjour,ou il faut travailler c’est sur l ‘échappement,sur un pot de rotax 914 turbo on peut gagner,du poids 30 %et de la puissance.3 a 5 cv,en abaissant les aigue.a+

  8. Bonjour,

    Au-dela de l’aspect fun une propulsion de ce type est totalement inadaptée :
    Poussée maxi = 230 N (23 kg) vitesse maxi 20m/s (70 km/h) => puissance utile = 4600W.
    Conso = 0.01 kg/s (0.7 litres/min) = 430kW
    Rendement global de propulsion (4.6 / 430)… à peine supérieur à …1% (30% pour un bon vieux Lycoming !)

    Pour le Wankel c’est un TRES bon moteur mais pas pour l’aero : le fonctionnement à pleine charge continue est destructeur sauf à réduire la puissance dispo au delà du raisonnable. EVENTUELLEMENT possible pour des TRES petits moteurs (après tout 4.6 kW …)
    Il est sans doute possible d’améliorer le Wankel (qui a pas mal d’avantages) mais la rentabilité d’un tel boulot est difficilement compatible avec le marché de l’ULM. Pour info il y a eu un moteur Wankel vainqueur aux 24h du mans et il existe encore des voitures avec des moteurs de ce type (Mazda RX) sinon neuves mais au moins récentes !

    Bonne rigolade quand même : c’est le but d’un loisir !

    Amicalement

  9. C-Q-F-D mon cher Legray…

    Amicalement

    Daniel

  10. Bonjour,
    comment approcher la règlementation française en ce cas? Un ULM ne peut avoir plus qu’un seul et unique moteur qui ne doit pas être une turbine de surcroit.
    J’ai essayé de faire accepter un montage de turbine sur mon ULM et je me suis fais renvoyer par le DGAC…
    Mon idée était d’utiliser une turbine en compément pour des décollages ou passage d’obstacles. Une fois coupée on peut facilement la cacher au vent, donc plus de traînée à ce moment.
    (Ce n’est pas une question de prix ou de bon sens pour moi, j’ai une JetCat qui traîne depuis quelques années dans mon atelier de modèles réduits, que je voudrais utiliser)
    Merci,
    Pat

  11. Bonsoir Pattrick,

    Oui ! La turbine est interdite en Ulm.

    Dans l’article je ne faisais que “tirer des plans sur la comète…” C’est pour cela que je parlais de moteur auxiliaire. Faut pas rêver, en matière de moteur principal on ne la verra jamais !
    Mais pourquoi pas en tant qu’auxiliaire… Un jour peut être…

    Bons vols

    Daniel

  12. Bonjour à tous, non les turbineux ne sont pas tous ainsi, les turbines sont utilisées sur des motoplaneur en radiomodellisme en mousse elapor pour justement arriver vite à de hautes altitudes. J’ai installe il y a longtemps une jetcat sur une funjet un avion de chez multiplex de 80 cm d’envergure pour un poids de la carlingue de 680 gré à l’époque ont était des fous bannis des clubs de la ffam qui a ce jour encense ces installations devenues assez communes même si elles sont rares. Il y a un monde entre piloter un jet rc et un avion rc à moteur thermique classique, bref je suis pas d’accord il’n y a rien de figé seule la FFAM nous avait figée soit les nababs payés par nos cotisations de l’époque. Un peu comme les racers en drones qui un jour vont tuer des randonneurs les vidéos d’imbéciles fleurissent sur le net, mais les turbines ne pardonnes pas mais sont adaptables meme a un merle qui souhaiterai foutre une trempe à son pote, tout cela pour dire qu’il n’y a rien d’ellitiste ou de fermé, seul les esprits de ceux qui croient détenir une vérité unique le sont.

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