Le webzine de l'UlmSite Responsive Design 10 ans déjà

ULM Actualité

Le webzine de l' ULtraléger Motorisé

ULM… La panne moteur, ça peut arriver…

Par • 13 avr, 2015 • Catégorie: Edito • Commentaires: 3 commentaires»

Alain BLIEZN’oublions pas qu’un moteur peut tomber en panne à tout instant du vol, et il important de garder ceci à l’esprit.

Depuis les premières heures de l’ULM où les moteurs étaient issus de tondeuses à gazon et autres outils peu aéronautiques, les moteurs de nos aéronefs ultra-légers ont fait des progrès considérables. Un grand merci aux ingénieurs qui se sont penchés sur nos petits groupes moto-propulseurs, qui maintenant sont devenus plus fiables.

Mais attention, cela ne signifie pas que les pannes moteurs doivent être oubliées de nos esprits ! Même les moteurs dits certifiés pour les avions peuvent avoir des soucis, souvenez-vous de la panne moteur très médiatisée de l’avion Ryan PT-22 d’ Harrison Ford qui lui a valu un atterrissage dans un golf !

Un moteur bien entretenu, avec des révisions sérieuses telles que celles préconisées par le constructeur, utilisant des ingrédients de qualités (huile propre, carburant récent exempt de toute pollution) c’est déjà une garantie pour prévenir tout souci de fonctionnement.

Tout pilote doit être entrainé à gérer une panne moteur dans n’importe quelle condition: -Panne au décollage, panne en vol de croisière… Plusieurs causes peuvent provoquer l’arrêt du moteur, depuis le givrage carburateur à la rupture d’une pièce mécanique !

Avec l’arrivée de la belle saison, bon nombre d’appareils n’ont pas beaucoup volé durant l’hiver. Il est impératif de faire une visite avant d’envisager de reprendre la voie des airs en toute quiétude !

Enfin, une évidence qu’il est bon de rappeler: -Avoir la quantité de carburant nécessaire à la durée du vol envisagé, c’est mieux !

En cas de souci moteur en vol, le traitement d’une urgence en suivant en ordre précis:

1- contrôler la trajectoire (continuer à voler),

2- réduire la panne,

3- choisir un secteur et une stratégie de retour au sol,

4- alerter par radio

 

Une panne de moteur peut avoir diverses origines et se manifester de plusieurs manières.

1. Les signes annonciateurs

Quick-SilverLes témoins (lampes témoins) et manomètres peuvent signaler un dysfonctionnement. Une chute de pression d’huile associée à une élévation de la température de l’huile traduit un défaut majeur dans le système de graissage du moteur. L’arrêt de celui-ci interviendra au bout de quelques minutes. Un atterrissage en campagne doit être entrepris tant que le moteur tourne.

Une chute de pression sans élévation de température peut traduire un défaut du manomètre. Il convient de se dérouter.

Une élévation de la température d’huile (et/ou du liquide de refroidissement pour les moteurs équipés d’un refroidissement liquide) conduit à un déroutement.

Jusqu’à l’atterrissage il convient de trouver un régime moteur permettant de réduire la température.

Des vibrations peuvent traduire la perte d’un fragment de l’hélice (notamment en bois) ou un défaut mécanique grave. La prolongation de vibrations intenses peuvent atteindre la structure du bâti-moteur. Réduire le régime si les vibrations peuvent être atténuées, sinon étouffer le moteur.

Une chute de pression d’essence survient si le réservoir est vide (changer de réservoir) ou un défaut de la pompe mécanique: changer de réservoir, actionner la pompe électrique (si disponible)

2. La panne

La panne peut être complète ou partielle.

En cas d’arrêt du moteur en vol, il faut déterminer très rapidement si le moteur peut être relancé. Le pilote effectuera donc une check-list méthodique à l’issue de laquelle, si le moteur ne repart pas, il concentrera ses ressources à l’atterrissage en campagne.

De toute façon, il faut déjà bien connaître le manuel de vol de l’appareil pour avoir en tête les instructions et autres élements mentionnés en cas de panne moteur. En vol, lors d’un souci soudain et brutal, vous n’aurez peut-être pas le « mental » disponible à 100% pour faire face au problème et donc il est important de réviser au sol souvent le manuel de vol pour avoir à l’esprit les consignes du constructeur.

Bien évidemment mon propos du jour est surtout de vous conseiller de faire régulièrement une séance de simulation de panne moteur avec votre instructeur. Quelques encadrements à moteur réduit vous permettront de revoir tout ça,  aucun manuel de vol ne remplace la séance en vol, et souvenez vous: Mieux vaut prévenir que guérir !

Bons vols

Alain BLIEZ

Share
Marqué comme: , ,

est Rédacteur en chef du site ULM Actualité
Email à cet auteur | Tous les Articles par

3 commentaires »

  1. Bon article qui nous rappelle les “bases”, il est toujours bon de s’en souvenir…
    Y aurait-il un article existant ou qui sortira, sur les atterrissages en campagne (gestes qui sauvent, points clés à vérifier, etc…) ?

    Bonne continuation !

  2. N’ayant pas constamment les yeux rivés sur le tableau de bord , l’installation d’un petit klaxon branché sur le capteur de pression d’essence, peut vous éviter la panne de moteur
    Le RV 4 F-PYYG était équipé de ce dispositif , cela nous a sauvé de la panne de moteur

Laisser un Commentaire

Image CAPTCHA Ecouter le code ci-contre
Choisir une autre image CAPTCHA